Anne Beaulieu a affirmé aux membres des médias que ce n'était pas la fin pour le RMQ.«Nous rebondirons, mais nous ne pourrons dire de quelle façon», a-t-elle dit. (Photo Véronique Demers)
Le RMQ balayé par la vague d’Équipe Labeaume
Les mines basses, baignées dans l’atmosphère d’une écrasante défaite, étaient au rendez-vous, au bar le Chantauteuil, où les candidats du Renouveau Municipal de Québec (RMQ) se sont réunis.
La vague d’Équipe Labeaume a frappé de plein fouet, tant et si bien qu’aucun des 11 représentants du parti politique n’a été élu, pas même la chef intérimaire du RMQ Anne Beaulieu, dans son district Sylvain-Lelièvre,
«Ce n‘est pas la fin d‘Anne Beaulieu et de certains qui sont là ce soir. Nous rebondirons, mais nous ne pourrons dire de quelle façon», a-t-elle laissé tomber.
«La vague est là, nous la constatons. On verra comment on pourra se restructurer. Ce sera un peu difficile, mais nous serons toujours là. Nous avons encore de l‘énergie pour les années à venir», a commenté Mme Beaulieu, après la sortie des résultats.
Dans les districts
Pierre Maheux, candidat sortant dans le district des Faubourgs, a dit avoir beaucoup apprécié ses quatre ans de mandat pour le district des Faubourgs. «Ça a été intensif, tout ce qu’on peut vivre, on l’a vécu. Je ne suis pas amer, mais déçu», a-t-il résumé.
M. Maheux a rappelé qu’aux dernières élections, on lui a fait confiance à 63%. «Il y aura pour seule opposition (Anne) Guérette et (Yvon) Bussières. J‘espère qu‘elle (Anne) sera respectée.»
Dans le district le plus chaudement disputé, soit Vieux-Québec-Montcalm, Jacques Joli-Coeur a souligné qu’il naviguait dans l’imprévisibilité. «Ça m’étonne pour Line-Sylvie Perron qui n’a pas réussi comme les autres d’Équipe Labeaume. Ce que j‘apprécie le moins d‘Anne Guérette (élue), c‘est qu‘elle a de la difficulté à prendre des décisions.» M. Joli-Coeur a ajouté qu’il profitera de sa liberté en tant que citoyen pour écrire et opiner.
Candidat pour la première fois dans le district qui l’a vu naître, Serge Petitclerc a qualifié son expérience d‘«extraordinaire». «J’entrevoyais deux scénarios: soit l’effet Labeaume ou une lutte très serrée, si on était parti égal, à cause de mon implication dans le quartier. Je suis dans Saint-Sauveur depuis 5 ou 6 générations. M. Petitclerc entend poursuivre sa lutte notamment pour du logement social. Ça se fera dans la rue», a-t-il conclu.
David-Maxime Samson, président du RMQ, a dit qu’après avoir travaillé aux photographies, il a affirmé être resté à l’écart. «J’ai 15 ans d’expérience dans des partis politiques, notamment des partis étudiants. Il faudra se redéfinir. On fera un post-mortem et on tendra peut-être la main à d’autres», a-t-il commenté.