Madeleine Gagnon songe à l’idée de se lancer dans une deuxième réimpression en raison de l’enthousiasme des lecteurs. L’auteure a dédicacé de nombreux romans lors du lancement.
Le Petit-Village: sujet d’un livre
L’œuvre de Madeleine Gagnon, Le chemin du Petit-Village, a été lancée en grande pompe récemment au Centre des loisirs du Petit-Village. Plus de 200 personnes s’étaient déplacées pour témoigner avec fierté de l’attachement ressenti par rapport à ce petit bout de pays.
Le Petit-Village est né en 1672. Enclavé entre Charlesbourg et Beauport, le secteur constitue une route historique aux yeux de nombreux résidents de l’arrondissement de Beauport. Déçue du peu d’espaces accordés à cette étroite bande de terrains lors des fêtes du 375e anniversaire de Beauport, Madeleine Gagnon s’est mise à l’écriture afin de mieux faire connaître le grand oublié. «Je souhaite rendre hommage à l’endroit et aux familles qui y habitent. Beaucoup de personnes ne connaissent pas cette route historique», affirme l’auteure de cette saga familiale.
L’histoire survole la vie d’Eugénie Leclerc du jour de son mariage avec son premier époux, en 1890, jusqu’en 1930. Au cours de sa vie, l’héroïne se présentera à trois reprises à l’église pour unir sa destinée. Plusieurs enfants naîtront de ses unions. D’autres personnages, comme des bûcherons, une enseignante et des maraîchers, se grefferont à son univers empreint de difficultés en cette fin du 19e siècle. «J’ai voulu faire ressortir le contraste entre la joie et les moments difficiles, confie Mme Gagnon. Je voulais mettre en évidence le vécu des femmes à cette époque. Il y a beaucoup de non-dits entre autres au sujet de l’asile Saint-Michel archange.» Maintenant connu sous le nom d’Institut universitaire en santé mentale de Québec, l’établissement a occupé une place importante dans la vie des résidents de la région. Une grande partie de la population travaillait dans cette immense bâtisse grise imprégnant ainsi la vie des travailleurs.
L’auteure de l’œuvre mi-véridique, mi-romancée a intégré à son récit les familles souches du chemin du Petit-Village. «La toile de fond est réelle, mais le livre est le produit de l’imaginaire», ajoute Madeleine Gagnon ayant pris soin de modifier certains épisodes par respect pour la famille de l’héroïne du livre. D’ailleurs, la maison où se dévoile l’intrigue a toujours pignon sur rue sur le chemin du Petit-Village. Qualifiant son roman de fresque du terroir, l’auteure affirme du même coup avoir tenté de rassembler les amoureux de ce coin de terre. «Je raconte comment les familles pionnières ont vécu à travers le passage des saisons. J’ai recréé l’atmosphère pour que l’on se rappelle comment se vivait la vie d’une femme à l’époque», poursuit M. Gagnon. L’auteure et professeur de français a opté pour l’utilisation d’un vocabulaire d’époque tout en y ajoutant un glossaire explicatif à la fin du livre, un geste apprécié du public âgé. Le récit est également empreint d’humour et d’anecdotes pour alléger l’histoire sombre par moments.
maryel mc fadden
Commentaire mis en ligne le 10 novembre 2009J,aimerais savoir où me procurer le livre
le petitvillage et combien coûte-til?