(Graphique Desjardins)
La reprise économique suit son cours mais s'annonce modeste
Les taux hypothécaires grimperont mais demeureront abordables
Plusieurs indicateurs économiques continuent de s’améliorer un peu partout sur la planète, et la récession semble maintenant terminée dans la plupart des grandes économies. L’amélioration des conditions économiques repose toutefois sur les actions gouvernementales, particulièrement aux États-Unis. Les nombreux déséquilibres mondiaux et la fragilité du secteur financier nous portent toujours à croire que la relance de l’économie mondiale sera relativement terne.
La faiblesse du secteur extérieur freine l’économie
Au Canada, l’économie intérieure montre des signes encourageants alors qu’une deuxième forte création d’emplois d’affilée a été enregistrée en septembre et que le marché résidentiel a rebondi pour reprendre presque tout le chemin perdu lors de la récession. En revanche, la balance commerciale s’est fortement détériorée au cours des derniers mois (graphique 2), et la force du huard n’annonce pas des jours meilleurs.
Taux d’intérêt directeur maintenu à un seuil de 0,25 %
L’optimisme des autorités monétaires observable au cours des derniers mois a fait place à une plus grande prudence. Le niveau élevé du dollar canadien, qui s’avérait un risque lors de la réunion de septembre, constitue maintenant un frein à la croissance et à l’inflation au point que la BdC estime qu’il viendra plus que contrebalancer les effets de l’évolution positive observée depuis juillet.
Peu de changement d'ici au deuxième trimestre 2010
Le Canada devrait renouer avec la croissance en deuxième moitié de 2009, mais la reprise est encore à un stade très précoce. Avec une inflation hors énergie peu menaçante, la BdC détient la marge de manœuvre nécessaire pour laisser son taux directeur inchangé encore plusieurs mois.
Remontée des taux hypothécaires
Après une baisse surprise en septembre, les taux hypothécaires ont effectué le mouvement inverse au début d’octobre. La remontée des taux obligataires canadiens s’est reflétée sur les coûts de financement des institutions financières, qui, par conséquent, ont décidé d’augmenter leurs taux hypothécaires. Le taux de un an est passé de 3,50 % à 3,65 % alors que le taux de cinq ans a augmenté de 35 points pour retourner à 5,85 %, le niveau qui prévalait au début du mois de septembre. La baisse des taux obligataires à la suite des commentaires de la BdC a cependant entraîné un nouveau léger mouvement à la baisse des taux hypothécaires chez certaines institutions.
Rémontée attendue aussi des taux de détail
Au-delà des mouvements en dents de scie des derniers mois, force est de constater que les taux de détail demeurent actuellement très bas. La situation ne devrait pas changer à très court terme alors que rien n’annonce une remontée prochaine des taux directeurs et des taux obligataires. Cependant, une tendance résolument haussière des taux est prévue à partir du printemps 2010, qui pourrait amener le taux hypothécaire de cinq ans aux environs de 6,50 % en fin d’année (graphique 4).
* (Source : Études économiques Desjardins)