Étudiant en génie mécanique, Jean-Michel Nadeau a vécu un été hors du commun au Togo. (Photo Courtoisie Jean-Michel Nadeau)
Un étudiant aide à la scolarisation des jeunes filles en milieu rural au Togo
Alors que bon nombre d’étudiants garnissaient leur compte bancaire cet été grâce à un emploi temporaire, Jean-Michel Nadeau, finissant en génie mécanique à l’Université Laval, a plutôt passé ses vacances au Togo, petit pays de l’Afrique. Surpris à son arrivée dans la capitale, l’aventurier a contribué à faire avancer un projet d’aide à la scolarisation des jeunes filles en milieu rural… loin d’être la campagne d’ici.
Après un vol Montréal-Casablanca (Maroc), l’étudiant de Québec a pris un autre avion, cette fois en direction du Togo, pour aboutir à Lomé, capitale de plus de 730 000 habitants. Basé dans cette ville au sein d’un organisme non gouvernemental, le principal intéressé a rapidement fait son entrée dans le vif du sujet.
«J’ai pris part à ma première mission trois jours après mon arrivée. C’était à environ 600 km au nord de la capitale, tout près de la frontière avec le Burkina Faso. J’ai dormi dans des maisons en terre cuite avec un toit de paille. Il n’y avait pas d’hôtel dans le coin. C’était super excitant, c’est ce que je voulais vivre en allant là-bas.»
Si le projet touchait les communautés en milieu rural, il ciblait plus particulièrement les jeunes filles, question de leur permettre de terminer des études primaires.
«En milieu rural, les enfants ne vont pas toujours à l’école, surtout les jeunes filles, explique-t-il. Elles restent souvent à la maison pour aider à faire toute sorte de tâches.»
Sur le terrain
Sur le terrain, le travail de Jean-Michel Nadeau consistait à sensibiliser la population à l’importance d’inscrire les enfants à l’école, améliorer l’environnement d’apprentissage ainsi que parler de la santé et de la nutrition en milieu scolaire.
«C’est important de construire des écoles, mais aussi des installations sanitaires et des puits parce qu’il n’y a pas d’eau à proximité. Je ne donnais pas de cours, je n’étais pas là pour ça.»
En dépit des différences physiques et culturelles, les Togolais ont réservé un bon accueil au jeune Québécois. Les chefs des villages ont fait preuve d’une grande générosité en lui servant une grande quantité de nourriture, malgré une situation de pauvreté très présente.
«Je dirais que des fois, nous avons peut-être été trop mis sur un piédestal par rapport à ce qu’on méritait vraiment», mentionne-t-il.
Rares sont les liens entre le génie mécanique et l’aide à la scolarisation des jeunes filles en milieu rural. Conscient de ce fait, Jean-Michel Nadeau se servira en revanche pendant longtemps de l’expérience de vie acquise.
«J’ai maintenant une vision très différente du monde. Tous les complexes, les œillères et les idées préconçues qu’on peut avoir… Mon expérience apportera une vision différente dans le travail que je vais faire plus tard.»
HOUMBA Hermione Gladys
Commentaire mis en ligne le 4 novembre 2009Félicitation Jean-Michel Nadeau, c'est une bonne initiative que tu as pris. C'est également un bon projet que tu as réalisé, car, comme le dit le crédo de la Jeune Chambre Internationale, il faut vraiment que la fraternité humaine transcende la souveraineté des nation.Bravo.