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Une batterie lithium-ion qui pourrait faire du chemin

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 16 octobre 2009 à 14:30
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Une batterie lithium-ion qui pourrait faire du chemin
Les batteries lithium-ion, comme celle-ci d'AESC, sont promises à un brillant avenir.
Une batterie lithium-ion qui pourrait faire du chemin
La lacune qui freine tout projet d'auto électrique pourrait bien être contournée dans un avenir prochain. En effet, Hydro-Québec aurait mis au point et testé avec succès une nouvelle batterie lithium-ion de grande puissance et surtout qui se recharge rapidement.
Cette percée technologique importante a été rendue publique il y a quelques jours, dans la presse économique. L'avancée majeure de la société d'État québécoise en ferait rien de moins qu'un chef de file mondial en matière d'alimentation de véhicules électriques. Une perspective qui fait craindre à certains la désolante épopée du moteur-roue, découverte révolutionnaire qui a été abandonnée dans des circonstances encore nébuleuses.

La nouvelle batterie lithium-ion d'Hydro-Québec aurait la capacité de fournir puissance et pleine autonomie à un véhicule tout électrique. De plus, et c'est l'aspect qui en fait une innovation prometteuse, cette pile aurait le grand avantage de se recharger à pleine capacité en moins d'une heure. En comparaison, les prototypes existants de batteries sont très lourds et nécessitent environ huit heures de charge.

Hydro-Québec indiquait dans un communiqué précédent que l’électrification des véhicules est un choix environnemental judicieux, qui contribuera à la lutte aux changements climatiques. De plus, il serait très avantageux pour les consommateurs de «faire le plein» à la prise électrique plutôt qu’à la pompe. Pour une voiture moyenne faisant 18 000 km par an, il en coûterait 244 $ par année plutôt que 1 383 $ à l'heure actuelle.

«Nous devons accélérer le remplacement du pétrole par l’électricité pour les transports individuels et collectifs, a déjà déclaré Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec. Au Québec, 42 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur des transports. Les réductions qui découleraient de l’électrification des transports au Québec, où 98 % de l’électricité est produite à partir de sources renouvelables, seraient considérables.»

Un million de véhicules tout électriques soit 25 % du parc actuel de véhicules légers au Québec consommeraient environ 3 TWh, soit l’équivalent de la centrale de Eastmain-1.

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