Mercedes GLK
Étoile montante
Benoit Charette
Beaucoup d’utilitaires sont devenus politiquement incorrects. Certains tentent le chemin de la rédemption en redéfinissant leur vocation de «gros» camion à véhicule familale et d’autres encore arrivent avec une nouvelle approche. Le GLK fait partie de cette nouvelle race de petit utilitaire de luxe qui joue le même rôle que les grands de la catégorie, la consommation exagérée en moins. Avec les Volvo XC 60, Audi Q5 et BMW X3, le Mercedes GLK conjugue sportivité et utilité. Il n'est pas pour toutes les bourses, sans pour autant se montrer inabordable et au bout du compte, il en donne pour son argent.
Un format bien pensé
Long de 4,52 m, large de 1,84 m et haut de 1,69 m, le GLK présente une robe assez cubique rappelant les 4x4 d'antan dont la Classe G qui semble être son inspiration. Mercedes a ajouté un peu de tonus musculaire ça et là pour lui donner un caractère plus moderne. Il semble imposant, mais en fait il est plus court que la berline Classe C de 5 cm dont il reprend d'ailleurs la plate-forme comme les motorisations et boîtes de vitesses. Des roues de 19 ou 20 pouces avec le groupe sport viennent embellir le tout.
Un intérieur à la hauteur des attentes
L'habitacle est tout ce qu’on attend d’un produit Mercedes, généreux, bien agencé, lumineux, particulièrement avec l'option des toits ouvrant en verre, et d'une qualité de finition irréprochable. Les trois cadrans multifonctions derrière le volant ont le mérite d’être clair et conviviaux. Ils gèrent entre autres la radio, le téléphone et le système de navigation. Hormis les informations traditionnelles, on peut trouvé afficher dans les compteurs la température extérieure, l'heure, le rapport de boîte sélectionné, le contrôle de la pression des pneus, l’avertisseur de perte de pression des pneus ou encore le niveau d’huile moteur. Le grand écran du système de navigation, situé en haut de la console centrale, est facilement visualisé par tous les passagers. Les sièges à réglages électriques sont ergonomiques et se révèlent très confortables. Avec un volant réglable en hauteur et profondeur, le conducteur a de quoi s'installer au mieux pour conduire son GLK sur la route comme dans les sentiers de montagne, d'autant qu'il a aussi un réglage du soutien lombaire. La climatisation automatique deux zones permet de régler indépendamment la droite ou la gauche de l'habitacle et sa réactivité est quasiment immédiate pour réguler la température souhaitée. Selon les options, on peut ajouter des selleries de cuir deux tons, des inserts en ronce de noyer ou un groupe sport où domine l'aluminium. Avec une capacité de 450 litres, le compartiment à bagages se montre généreux mais une fois les dossiers de banquette rabattus en 1/3-2/3, le volume de chargement passe à 1.550 litres.
Un seul moteur pour le moment
Nous le disions plus tôt, le châssis et le moteur proviennent de la Classe C. C’est donc le V6 3,5 litres de 268 chevaux qui se trouve sous le capot. Une belle chimie s’opère entre le châssis et la mécanique qui tire sa souplesse de la transmission automatique à sept rapports. Cette combinaison se retrouve dans la majorité des produits Mercedes et fait de l’excellent travail. Il n’y a pas encore de moteur Diesel en vue, simplement en raison des coûts de certification trop élevé pour les projections de vente. Il faut tout de même admettre que j’ai réussi à faire environ 11 litres aux 100 km avec ce moteur, ce qui est tout de même honnête pour un utilitaire de ce gabarit. Comme tous les produits Mercedes, la sécurité arrive en tête de liste. Les coussins gonflables couvrent tout le véhicule et on note l'aide au démarrage en côte, l'allumage automatique des phares, le détecteur de pluie avec adaptation de la fréquence de balayage, le contrôle de trajectoire, le régulateur de vitesse avec limiteur de vitesse, etc... Il y a aussi la sécurité active grâce à son rouage intégral 4 matic. En temps normal la répartition du couple moteur se fait à 45 % sur l'avant et 55 % sur l'arrière. Mais dès que la surface sur laquelle évolue le GLK se dégrade, le contrôle électronique de motricité accroît le couple moteur aux roues offrant une adhérence satisfaisante en freinant les roues présentant une motricité plus faible garantissant une force motrice optimale. Difficile de perdre pied. Sur la route, le comportement est sans reproche. Il est possible de passer en mode manuel pour une conduite plus sportive en commandant les vitesses soit par le levier soit par des palettes derrière le volant qui tournent avec lui. De plus, la direction paramétrique asservie à la vitesse garantit une excellente adhérence à allure élevée mais aussi une maniabilité exemplaire lors des manoeuvres de stationnement.
Conclusion
Le tarif du GLK démarre à 41 800$. Des prix qui s'adressent à une certaine élite, mais qui ne sont pas aussi irréaliste que d’autres utilitaires allemands et la différence au volant est sans commune mesure avec tout ce qui se fait de Japonais ou d’américains.
Forces
Le style extérieur
Le confort en toutes circonstances
Les prestations routières
Une bonne aptitude au tout-terrain
Faiblesses
Arsenal électronique qui déshumanise un peu la conduite
Version BlueTEC toujours attendue
fiche technique
Moteur
V6 3,5 l DACT, 268 ch à 6000 tr/min
Couple 258 lb-pi à 2400 tr/min
Transmission automatique à 7 rapports
0-100 km/h 6,7 s
Vitesse maximale 230 km/h (limitée)
> Consommation (100km): 10,4 l (octane 91)
> Autres composantes
Sécurité active freins ABS, répartition électronique de force de freinage, assistance au freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique
Suspension avant/arrière indépendante
Freins avant/arrière disques
Direction à billes, assistée
Pneus P235/50R19
Option : P235/45R20
> Dimensions
Empattement 2755 mm
Longueur 4525 mm
Largeur 1840 mm
Hauteur 1689 mm
Poids 1830 kg
Diamètre de braquage 11,5 m
Coffre 450 l
Réservoir de carburant 74 l
Capacité de remorquage 2000 kg
Prix : 41 800$