Le mobilier urbain pourrait pousser en pleine nature par l’entremise de ces lampadaires alimentés par énergie solaire, qui prennent la forme d’arbres. Ces lumières LED (diode électroluminescente) existent déjà en Europe. (Photomontage courtoisie Raphaël St-Gelais)
Une éco-promenade qui fait du chemin
Les étudiants ayant travaillé sur le projet cet été dévoilent leurs plans
L’éco-promenade des Rivières, qui longe le boulevard Robert-Bourassa, ne sera pas comme les autres sentiers pédestres. Avec l’implication de la nation huronne-wendat et de jeunes designers, le sentier qui aurait pu ressembler à bien d’autres aura sa touche bien spéciale. Une promenade de 4,2 km qu’on promet à la fois instructive, ludique et imprégnée de l’alliance entre Wendake et Québec.
Le concept est simple. L’éco-promenade se veut un outil de formation pour les jeunes. C’est pourquoi la Commission scolaire a, elle aussi, voulu s’impliquer dans le projet. Aussi, chaque été, des jeunes étudiants y travaillent en y amenant idées et efforts.
Les gens et commerçants du quartier se sont d’ailleurs approprié les lieux rapidement, de sorte que le projet est mené principalement par la communauté, soutenu par les conseillers Patrick Paquet et Gérald Poirier, de l’arrondissement Les Rivières.
Ne reste qu’à savoir si le maire Régis Labeaume soutiendra le projet en le mettant dans ses priorités. En étant étiquetée «prioritaire», l’éco-promenade pourrait bénéficier de subventions supplémentaires de la part des gouvernements provincial et fédéral, pour un investissement total de quatre à cinq millions de dollars répartis équitablement entre les trois paliers de gouvernement. Sa décision sera rendue à la mi-septembre. Le privé a de son côté confirmé des investissements de 500 000$, qui pourraient atteindre le million d’ici cinq ans, date à laquelle devraient être terminés le sentier et les infrastructures qui l’entourent.
L’an passé, le maire est allé visiter la Promenade plantée à Paris, grande soeur du projet de Québec. Une visite qu’il a appréciée, indique Gilles Maltais, président de l’éco-promenade. Ainsi, ce dernier à bon espoir d’avoir une réponse positive de la part du premier magistrat de la Ville de Québec. «Ça augure bien», a-t-il assuré.
Un pont entre la ville et la nature
Au bout de la rue de la Sultane, dans le secteur Neufchâtel, un rond-point en guise de cul-de-sac. Celui-ci servira de débarcadère aux jeunes venus visiter le site. Tout près, dans une enceinte naturelle en forme de demi-lune, on installera des rangées de pierre en guise de siège pour y faire un amphithéâtre de style romain.
Plus loin, un des douze ilots présentera la culture huronne-wendat. D’ailleurs, les panneaux d’interprétation devraient être écrits en trois langues : français, anglais, et huron. Chacun des ilots, en plus de celui consacré à ce peuple, contiendrait un élément rappelant la proximité de la nation et le bon voisinage avec les résidents de Québec.
Des postes d’accueil sont aussi prévus, entre autres près du boulevard Bastien, d’où l’on peut joindre le sentier par le nord.
Plus au sud, un marais sauvegardé lors de la construction du boulevard Robert-Bourassa, qui bifurque légèrement vers l’ouest à cet endroit. Ainsi, la bande de verdure d’un minimum de 27 mètres entre la nouvelle artère et le quartier résidentiel s’élargit selon les éléments de la nature.
Le président de l’éco-promenade voit grand : «on voudrait être dans le top ten de Québec», comme l’est la Promenade plantée à Paris, en matière d’attraction touristique. Le projet qui bénéficiera d’un système d’éclairage solaire au LED devrait être présenté à Robert Lepage.