James Levesque, Alexis Viger et Kevin Paquet (en rouge) s’opposent à Nicolas Tremblay et Mathieu Levesque (en bleu). (Photo Thaïs Martel)
La naissance d’un sport
Le DBL Ball à la conquête de Québec
Un sport où on peut à la fois dribler comme au basketball et faire des jeux de pieds comme au soccer, où on marque en contournant deux buts de hockey fusionnés, où les règlements se veulent une façon de favoriser l’invention de nouvelles techniques de jeu plutôt qu’un encadrement contraignant; un jeu qui reste encore à être inventé? Plus maintenant puisque ce sport aux allures originales existe et se nomme le DBL Ball. Inventé par James Levesque et ses copains, le DLB Ball part à la conquête des jeunes de Québec, à commencer par ceux de Charlesbourg.
Le nouveau jeu se veut ouvert à tous et favorise la mixité. Ses adeptes prônent des valeurs comme l’accessibilité, la persévérance et l’esprit d’équipe. Ses règles sont simples : il s’agit de dribler, de botter et de lancer (DBL). Le jeu ne s’arrête jamais, sauf quand le ballon est envoyé trop loin de l’aire de jeu. Les mises en jeu s’inspirent du handball et les adversaires ont le droit d’arracher le ballon des mains de leurs opposants. Les équipes comptent six joueurs à l’extérieur et cinq en gymnase.
«C’est un jeu de vitesse où il faut bouger rapidement. Le sport est simple, mais il faut jouer avec intensité», résume James Levesque, l’ambassadeur du DBL Ball.
Les origines
Le DBL Ball est né de l’ennui d’un groupe d’adolescents qui ne savait pas comment occuper ses journées. «Le DBL Ball a vu le jour en 2003. On voulait jouer au hockey, mais on n’était jamais assez nombreux. On jouait donc à autre chose à la place, comme au ballon chinois ou au handball, et on tournait les buts pour pouvoir se passer de gardien. On s’est inspiré d’autres sports pour créer ce qu’on appelait alors le débileball», raconte James Levesque.
Quelques années plus tard, alors qu’il est étudiant au cégep, le jeune homme entreprend de fixer les règles du sport que la petite troupe, devenue plus sérieuse avec l’âge, appelle maintenant le DBL Ball. Aujourd’hui étudiant en administration des affaires à l’Université Laval, James travaille à mettre sur pied une ligue et à faire connaître le DBL Ball dans les écoles. «Les écoles embarquent à l’os, les jeunes ont besoin de bouger», assure le sportif.
Le DBL Ball pourrait donc rapidement devenir très populaire, un succès que son fondateur attribue à l’accueil favorable que lui réservent les écoles. «Il y a encore de la place pour de nouveaux sports. Les écoles voient ça comme la possibilité d’offrir un plus large éventail de services. Et ce n’est pas couteux à offrir pour eux.»
D’ailleurs, les Charlesbourgeois qui souhaitent découvrir ce jeu dynamique pourront le faire à compter de l’automne puisque Loisirs Saint-Rodrigue ajoute le sport dans sa liste des activités offertes. Les curieux peuvent aussi participer ou assister dès maintenant aux parties organisées tous les mardis soir au Grand axe de l’Université Laval.
James Levesque
Commentaire mis en ligne le 10 août 2009Oui éventuellement, nous voulons exporter rapidement le sport à l'extérieur du Québec. Mais en nous attendant, il faudra de vous contenter de jouer avec des buts maisons. Pour ce qui est des règlements, je vous invite à passer sur notre site web: dblball.wikidot.com
Vous y trouverez toute l'information et des vidéos!
Merci ;)