Nathalie Vaillant
Privatisation de l’entretien ménager : «une situation malheureuse»
Nathalie Vaillant réplique aux syndiqués de la commission scolaire
En réponse à la protestation des syndiqués de l’entretien, la présidente de la Commission scolaire des Découvreurs qualifie la situation de «malheureuse». Hier, les membres ont accusé les commissaires, Nathalie Vaillant en tête, d’être de mauvais gestionnaires.
Préoccupés par la situation, les commissaires ont voulu trouver un terrain d’entente tout au long du dossier, indique la présidente au bout du fil. D’un côté il fallait atteindre les objectifs financiers, de l’autre il importait de garder les emplois.
«Aucun employé n’a été mis à pied, rappelle-t-elle. Ceux qui voulaient l’être ont tous été relocalisés.»
Questionnée à savoir s’il y avait des chances de voir la situation rebondir, la présidente répond à la négative. «C’est un dossier qui est quant à nous clos, mentionne-t-elle. Je sais que des griefs ont été déposés, mais nous sommes allés de l’avant dans notre privatisation.»
Nathalie Vaillant affirme respecter le désaccord des syndiqués dans cette affaire. Cela dit, elle réfute entièrement les allégations de mauvaise gestion à la Commission scolaire des Découvreurs.
«La raison pour laquelle on a opté pour le réaménagement de l’entretien, c’est dans le cadre de notre plan de restructuration financière, explique-t-elle. Il ne faut pas oublier la diminution de la clientèle (2000 élèves en 10 ans, dont 400 en 2008-2009). Le financement d’une commission scolaire est directement relié au nombre d’élèves. Nous avons fait des choix. On veut préserver le meilleur service aux élèves.»
Étude attaquée
Dans un communiqué, la Commission scolaire des Découvreurs attaque l’étude commandée par le syndicat, mais plus précisément le déficit cumulé de 5 M$ au cours des trois derniers exercices.
«[…] la Commssion scolaire savait qu’elle pouvait disposer, au cours de ces mêmes années, d’excédents de revenus provenant de redressements effectués par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et par la Commission scolaire, pour une valeur de 1,6 M$, laissant ainsi un excédent net corrigé de dépenses de 3,4 M$.»
«[…] le surplus accumulé en 2005-2006 était de 4,4 M$. Au terme de l’exercice 2007-2008, il reste donc 1 M$ en surplus accumulé. Nous sommes donc loin d’un déficit de 5 M$.»
La Commission scolaire des Découvreurs s’attendait à un surplus de 1,3 M$ à la fin de l’exercice 2008-2009.
Lire aussi le texte «La Commission scolaire des Découvreurs coule son année», toujours dans la section L’APPEL.