Jean-Pierre Chantal s’est trouvé plusieurs emplois, mais surtout, une passion, suite à son passage au restaurant-formation le Piolet. (Photo Luc Fournier)
Des fourneaux du Piolet jusqu’à ceux du Concorde
Le Piolet a fait naître une véritable passion chez Jean-Pierre Chantal
«Quand je suis arrivé ici, je ne savais pas où je m’en allais», avoue d’entrée de jeu Jean-Pierre Chantal, ancien élève du restaurant-formation le Piolet. C’était en 2006. Moins de trois ans après, le jeune homme de 23 ans a travaillé dans certaines des meilleures cuisines de Québec. Il combine deux emplois et un stage, et confesse qu’il n’a aucun congé. Qu’importe, il a une passion.
Jean-Pierre Chantal parle de son travail de cuisinier gastronomique avec une passion contagieuse. Il n’est pas qu’un bon cuiseur. C’est un artiste.
Pourtant, à l’âge de 20 ans, sans passion réelle, il entre dans cette cuisine de la rue Racine sans trop d’appréhension. Quelques semaines plus tard, un nouveau chef fait son apparition, et Jean-Pierre devient vite son protégé, conscient de son potentiel. Un mois plus tard, le jeune homme est nommé superviseur. «C’est un petit bonbon», avoue Jean-Pierre Chantal, souriant et songeur. Il avait gagné la confiance de son supérieur, un élément visiblement déclencheur.
Un deuxième élément fût la visite d'un jour d’un ancien du Piolet. Un cuisinier devenu chef. Un grand, apparemment. «C’est cette visite qui m’a poussé à aller plus loin. C’est un jeune qui a réussis et j’aimerais être ce jeune-là pour quelqu’un d’autre un moment donné.»
Au sortir du Piolet l’attendaient les cuisines les plus en vue de Québec. Il débuta au Montego, à Sillery. Il y travaille encore, d’ailleurs, mais a joint en plus l’équipe du Loews le Concorde. Vient s’additionner à cette feuille de route déjà impressionnante le Panache, le restaurant de l’Auberge Saint-Antoine, où il fait son stage. Le restaurant récipiendaire d’une pléthore de prix et mentions vient d’ailleurs de voir son premier cuisinier être nommé «Chef de l’année National» par la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec.
Avec ce stage, Jean-Pierre Chantal terminera ses études à Fierbourg, entrepris à la suite de son passage au Piolet. Il pourrait être chef dans la prochaine année, au Pub la Chapelle, qui verra le jour près de la Chute Montmorency.
Le Piolet lui a ainsi permis de se décrocher bien plus qu’un travail, mais une véritable passion, et «le souci du travail bien fait», précise-t-il.