Le conseiller Pierre Blouin croit qu’il y aurait mieux à faire avec les 22 M$ que coutera la prolongation du Moulin à images pendant les cinq prochaines années. (Photo Nicolas Ruel)
«Pensons aux arrondissements» – Pierre Blouin
Le Moulin nuit à la santé financière de la périphérie de Québec, croit le conseiller
La présentation du Moulin à image pour les cinq prochaines années semble ne pas rallier tout le monde. À tout le moins, c’est le cas de Pierre Blouin, conseiller du district Des Châtels, qui croit que ce genre d’évènement se tient au détriment des arrondissements, dont les budgets sont restreints.
Il semble pourtant que des retombées économiques importantes puissent découler de la présentation de ce spectacle de grande envergure. «Oui, mais on ne répètera pas le 400e», prévient le conseiller, qui croit d’ailleurs que cet évènement est un irritant pour l’entourage.
Ce dernier s’indigne d’ailleurs que le coût des présentations, qui monte à près de 80 000$ chacun, ne soit pas investi dans des éléments qui durent dans le temps. Celui-ci donne l’exemple du Palais Montcalm, dont le coût est sensiblement le même que le contrat de 22 M$ signé jeudi avec Ex Machina.
«Le Palais Montcalm dure, mais après le Moulin à images, il ne reste plus rien, de constater Pierre Blouin. C’est un écran de fumée, puis quand on ferme la lumière, il n’y a plus rien […] Les besoins n’existent pas juste pendant 57 jours (le nombre de présentations annuel), c’est 365 jours par année», poursuit-il, en parlant des secteurs dans le besoin dans les différents arrondissements, notamment la Haute-Saint-Charles.
Parmi les besoins qu’il note, il y a celui des loisirs et du sport. La mise à jour des terrains de soccer tarde, selon lui. Il dénonce d’ailleurs que des coupes importantes dans le personnel dédié au loisir, dans les arrondissements, aient été faites dans les dernières années. De trois employés, il n’y en a maintenant qu’un seul dans la Haute-Saint-Charles.
«Avec 80 000$, il est possible soit de remplacer les modules de jeux pour enfants dans un parc, de planter plus d’une centaine d’arbres dans les espaces verts municipaux, de refaire plus d’un demi-kilomètre de trottoir, de remplacer près d’une vingtaine de lampadaires…», énonce-t-il.
M. Blouin aimerait d’ailleurs que d’autres projets que le Moulin à images soient examinés. «Il pourrait y avoir d’autres évènements, d’autres soumissionnaires. Il n’y a pas juste un artiste à Québec. On met tous nos oeufs dans le même panier.»
Enfin, en parlant de l’atmosphère qui règne au conseil municipal, le conseiller ne mâche pas ses mots, allant même à parler de «chantage émotif» et de sentiment de «panique». «On tire les ficelles par en dessous », rajoute-t-il.
Jeudi dernier, le conseiller Blouin a été le seul des 33 conseillers à voter contre la signature du contrat avec Ex Machina, qui ramènera le Moulin à images pour les cinq prochaines années.
Michel Laflamme
Commentaire mis en ligne le 9 avril 2009Je ne suis pas d'accord du tout avec ce projet.
Je suis de Charlesbour ( ar4 de Québec ). La municipalité prends nos propriété pour des dépotoires à neige, endomage nos propriété et que dire de l'état de nos rue qui depuis plusieurs années sont très négligés.
Je crois que cette argent serait mieux utilisé la ou c'est urgent et nécessaire.