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Commémoration des émeutes de 1918

par Adrien Meure, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 25 mars 2009 à 14:03
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Commémoration des émeutes de 1918
L'évènement avait provoqué énormément de réactions chez les Québécois et dans les médias.
Commémoration des émeutes de 1918
Le 29 mars prochain, la société St Jean Baptiste de Québec organise une cérémonie pour commémorer la révolte de 1918, dans lesquelles quatre citoyens ont été abattus par l’armée canadienne. La cérémonie aura lieu à 14 h au coin des rues St-Joseph, St -Vallier et Bagot, là où est situé le monument Québec – Printemps 1918.
À la fin de cette cérémonie, un dépôt de gerbe aura lieu au pied du monument. Parmi les fleurs blanches, quatre fleurs rouges représenteront les victimes des émeutes. Des représentants de la ville, et du gouvernement provincial et fédéral seront présents, ainsi que l’artiste qui a sculpté le monument il y a 11 ans, Aline Martineau.

Gilles Dubord, le président de la société St Jean Baptiste estime qu’il est important que ces événements ne soient pas oubliés. Il ajoute que les émeutes de 1918 «ne sont pas très connues, même dans le quartier Saint-Sauveur.»

En 1918, le gouvernement fédéral engage des policiers spéciaux, surnommés «spotters» pour dénicher les déserteurs, qui refusent de s’enrôler pour aller combattre lors de la première guerre mondiale. L’arrestation arbitraire de Joseph Mercier, le 28 mars 1918, met le feu aux poudres. Deux milles personnes assiègent le poste de police de la Place Jacques-Cartier, où le jeune homme avait été amené, et provoquent la fuite des policiers. Le lendemain, 3 000 citoyens prennent d’assaut les locaux du Chronicle et de l'Événement, deux journaux favorables à la conscription, c’est à dire l’engagement forcé dans l’armée. L’ancien Capitole, à l’époque appelé l’Auditorium, où sont gardés les dossiers des conscrits, est incendié. Ottawa envoie alors des renforts venus d’Ontario. Le 1er avril, la foule qui tentait à se rassembler est repoussée vers le quartier Saint-Sauveur. L’armée ordonne à la foule de se disperser, en anglais, mais celle-ci n’obéit pas. Les militaires tirent alors dans la foule, faisant quatre morts et environ 70 blessés.

Gilles Dubord précise qu’à l’époque, en rédigeant son rapport, le coroner avait demandé au gouvernement fédéral d’indemniser les familles des victimes. Cela n’a jamais été fait, mais M. Dubord estime qu’il n’est pas trop tard : «C’est encore possible de le faire, s’il y a une volonté politique.»

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