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Charles-Olivier Michaud amoureux… de Québec

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 19 mars 2009 à 14:50
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Charles-Olivier Michaud amoureux… de Québec
Charles-Olivier Michaud a consacré près d’un an à l’écriture du scénario de «Til Snow Turns to Ashes». (Photo Thaïs Martel)
Charles-Olivier Michaud amoureux… de Québec
Parce que la capitale se dévoile de plus en plus sur la scène culturelle internationale, mais que les avantages qu’elle offre restent sous-exploités, le scénariste et réalisateur Charles-Olivier Michaud et l’équipe de production du film Til Snow Turns to Ashes ont choisi Québec pour tourner leur premier long-métrage du 23 mars au 24 avril.
Le film, entièrement financé par le privé, met en vedette l’acteur Rhys Coiro (24 heures chrono, Entourage). Il raconte l’histoire d’un journaliste, Blaise, qui couvrait un conflit armé en Europe de l’Est avant de se réveiller d’un coma à Québec, sa ville natale. Le retour à la réalité est dur : son ami et collègue photographe a disparu. Il tente donc de se rappeler les événements brutaux qui ont mené à la disparition tragique de son collaborateur de longue date et à sa propre évasion de la zone de guerre.

Le réalisateur promet de splendides images de Québec tournées en haute définition où règnera une impression de sécurité, mais aussi des prises de vue de la zone de combat au climat instable et dangereux mises en valeur par un style documentaire et une pellicule au grain usé.

Les producteurs Éric Mantion, David-Alexandre Coiteux, Sandy Martinez et le scénariste et réalisateur Charles-Olivier Michaud ont bâti une équipe de professionnels et d’artistes québécois composée, entre autres, du cinématographe Jean-François Lord (Horloge biologique, La vie secrète des gens heureux) et du premier assistant réalisateur Robert Morais (3 saisons). «Nous étions une équipe jeune alors nous sommes allés chercher des gens d’expérience, des professionnels qui ont dans leurs manches des trucs qu’on ne connait pas», explique Charles-Olivier Michaud.

L’équipe de production de Til Snow Turns to Ashes vient également de terminer le recrutement des acteurs pour les rôles principaux. Outre Rhys Coiro, qui a rapidement accepté de tenir le rôle principal après que Charles-Olivier Michaud ait réussi à lui envoyer son scénario par le biais d’amis communs, le film réunira des acteurs québécois et américains tels David-Alexandre Coiteux dans le rôle de David Arnault, l’ami photographe, et Lina Roessler dans celui de Sophie St-Laurent, la copine de David. L’honorable Jean Lapointe s’est également joint à la production et tiendra le rôle du père de Blaise, Thomas Dumas.
Québec, la belle
Pour Charles-Olivier Michaud, il n’était pas question de tourner Til Snow Turns to Ashes ailleurs qu’à Québec. Le jeune réalisateur, encore fraichement diplômé de la Los Angeles Film School, voulait tourner son premier long métrage chez lui. «Québec, c’est chez moi. Mes parents habitent Saint-Romuald, j’ai grandi tout près du pont de Québec. Je le trouve superbe et pourtant peu utilisé, comme le fleuve qui est unique et avec lequel les gens de Québec ont une relation très particulière», affirme-t-il.
De plus, M. Michaud entend bien présenter la capitale comme elle est réellement, sans la faire passer pour une autre ville, comme certains réalisateurs l’ont fait par le passé. «Je connais Québec comme le fond de ma poche et je vais la présenter de façon bien locale, pas comme le ferait un touriste», promet le jeune réalisateur qui espère que son exemple sera suivi.

«Je souhaite sincèrement que notre travail va attirer d’autres réalisateurs à Québec et inspirer les résidents de la place. Je connais des gens originaires de Québec qui n’y ont pas mis les pieds depuis cinq ans. Il y a du théâtre à Québec, des musiciens, des artistes, mais tout le monde gravite autour de Montréal. Je trouve que c’est dommage», déplore-t-il.

Le scénariste et réalisateur avoue d’ailleurs qu’il aimerait beaucoup rencontrer le maire de Québec, Régis Labeaume, avec qui il partage le désir de faire connaitre la ville.
Ouverture sur le monde
C’est en anglais que Charles-Olivier Michaud a décidé de tourner son film, avant tout pour lui donner plus de visibilité. «Je veux que le côté global et international de Québec ressorte. J’aime englober différentes facettes du monde, découvrir et mélanger les différentes cultures», explique celui qui parle six langues et qui a voyagé et travaillé dans de nombreux pays.
Pour Charles-Olivier Michaud, être Québécois ne signifie pas être automatiquement et exclusivement francophone. L’homogénéité des populations ne représente plus la réalité des villes selon lui.«Je n’essaie pas de donner de leçon à personne, je veux seulement que mon film puisse être vu par le plus de monde possible et je suis prêt pour cela à défendre mon choix.»

Il reste que le cinéaste ne renie pas sa culture, bien au contraire. «Je suis fier d’être Québécois et c’est pourquoi je viens tourner ici», termine-t-il.

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