À l’arrière, Jean-Pierre Marcoux, conseiller au développement coopératif à la vice-présidence du développement des affaires région Québec-Est pour la Fédération des caisses Desjardins du Québec et André Delage, moniteur certifié pour le ski assis. À l’avant , Nathalie Matte, directrice du développement financier de Leucan région Québec, Marie-Josée Brunet, jeune porte-parole du Défi ski 12 h Leucan, et Yves Juneau, directeur des ventes et du marketing de la Station touristique Stoneham.
Dévaler les pentes pour la cause des enfants malades
Pour sa 4e édition, le Défi ski 12 h Leucan se déroulera simultanément sur trois montagnes, le 14 mars prochain, dont celle de la Station touristique Stoneham. Connaissant déjà un immense succès à Bromont en Montérégie, le Défi ski 12 h Leucan se transporte cette année sur les pentes de la Station touristique Stoneham et celles de Ski Chanteclerc dans les Laurentides.
Pour y participer, chaque équipe constituée de quatre participants doit s’inscrire et amasser un minimum de 400 $. Lors de l’événement, chaque skieur devra effectuer au moins une descente à l’heure, pendant 12 heures, soit de midi à minuit. Un voyage de ski sera remis à l’équipe qui aura amassé le plus d’argent et un autre sera tiré au hasard parmi les participants qui auront effectué le nombre minimal de descente. L’an dernier, 167 000 $ ont été amassés à Bromont uniquement.
Les sommes recueillies permettront à Leucan «d’offrir aux enfants atteints de cancer et à leur famille de nombreux services, soit le soutien affectif et financier, le service d’animation, la massothérapie, les activités sociorécréatives, la sensibilisation scolaire, en plus du soutien à la recherche clinique». Comme l’explique Nathalie Matte, directrice du développement financier de Leucan région Québec, malgré la crise économique que l’on connaît, les temps ne seront jamais assez difficiles pour s’empêcher d’aider des enfants atteints de cancer et leurs familles à prendre un peu de répit.
Témoignage
À neuf ans, Marie-Josée Brunet, la porte-parole de l’événement, a appris qu’elle souffrait du Sarcome d’Ewing, qui s’attaquait à sa hanche gauche. Puis à 18 ans, trois tumeurs se sont développées dans la même jambe. Mais cette fois, les traitements de chimiothérapie n’ont pas suffi, il a fallu amputer. «C’est une solution qu’on n’accepte pas, mais dont on doit apprendre à vivre avec, indique Mme Brunet. Après l’opération, je ne sentais pas que j’étais différente ou qu’il me manquait quelque chose. Aujourd’hui, ce n’est pas si terrible, même si j’ai parfois des frustrations. Mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui vit bien avec la maladie ou une amputation.»
C’est pourquoi la jeune fille soutient que Leucan est plus important que jamais. «En 2007, j’ai réalisé ma première sortie sans mes parents, lors d’une fin de semaine dans Charlevoix organisée par Leucan. J’ai fait de la tyrolienne et du kayak, des activités que je ne pensais jamais faire en raison de mon handicap. Leucan doit donc vivre et rester, car les jeunes en ressortent avec une expérience et une vision différente de la maladie», soutient la porte-parole de l’événement, qui fera d’ailleurs quelques descentes avec sa chaise à skis lors du Défi.