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Un réseau de recherche pour mieux connaître les embryons animaux

par Adrien Meure, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 9 février 2009 à 16:57
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Un réseau de recherche pour mieux connaître les embryons animaux
Les chercheurs travailleront essentiellement sur l'ADN d'embryons bovins et porcins. Québec Hebdo
Un réseau de recherche pour mieux connaître les embryons animaux
Un réseau stratégique pancanadien de recherche sur l’embryon animal, le premier du genre dans le monde, a vu le jour ce lundi. Baptisé EmbryoGENE, il est le fruit de la collaboration entre l’Université Laval et l’Université de l’Alberta, et aura pour but d’améliorer les connaissances sur les embryons d’animaux de la ferme.
Les recherches seront menées sur des embryons bovins à l’Université Laval, et porcins à l’Université de l’Alberta. Marc-André Sirard, professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval explique que l’objectif du réseau est de comprendre «ce qui fait qu’un embryon est en santé».

Ces recherches se baseront sur des observations des variantes génétiques entre des embryons fécondés in vitro et in vivo pour pouvoir isoler les gènes différents et ainsi améliorer les procédés de reproduction assistée ou de clonage. Les scientifiques chercheront également à savoir comment l’environnement et l’alimentation de la mère peuvent influer sur les gènes de l’embryon.

Ces recherches sont possibles depuis peu de temps, grâce par exemple à la découverte de la séquence de l’ADN bovin en 2006. «Auparavant, on ne pouvait juger de la santé d’un embryon que par son apparence en l’observant au microscope.»

Le réseau sera financé à hauteur de 7,9 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,8 millions venant du conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Les résultats des recherches pourront être utilisés par les universités canadiennes (Universités de Montréal, McGill, Guelph en Ontario et de la Saskatchewan) ainsi que par les industries.

Brian Van Doormaal, directeur général du réseau laitier canadien, affirme que ces recherches aideront l’industrie de manière significative: «Un taureau peut faire générer un million de doses de semences vendues dans le monde entier, ce qui représente 80 millions de dollars en exportations pour le Canada. La demande est en hausse, et pour nous aider à la satisfaire, le clonage de taureaux d’élite serait très utile. Cela permettrait en outre d’améliorer le potentiel génétique des troupeaux.» Le réseau permettrait également de s’assurer que les petits d’animaux clonés puissent fournir de la viande et du lait qui ne soit pas dangereux pour le consommateur. «Nous pensons que c’est le cas, mais nous voulons nous en assurer» explique Mr Van Doormaal.

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