La nouvelle politique de déneigement ne fait pas beaucoup d'heureux dans le district Saint-Sacrement. (Photo Frédérick Masson)
Le déneigement cause des maux de tête dans Saint-Sacrement
Il n'y a pas que dans Limoilou que la nouvelle politique de déneigement soulève la grogne. Dans Saint-Sacrement aussi.
Et il va sans dire que la tempête qui a frappé la capitale au cours des dernières heures n'aide en rien à calmer l'ardeur des insatisfaits, qui sont actuellement à faire signer une pétition destinée à être présentée au prochain conseil municipal, prévu le 19 janvier.
Au lendemain d'une bordée qui aura laissé près de 30 centimètres de nouvelle neige sur la capitale, la grogne se fait sentir plus que jamais dans le quartier Saint-Sacrement, qui compte une des populations les plus âgées au Canada. Non seulement les résidents sont-ils obligés de pelleter leur entrée, certains doivent également se charger du trottoir puisque nombreuses sont les artères où l'on ne déneige qu'un trottoir sur deux. Une surcharge résultant de la nouvelle politique de déneigement, qui en irrite plusieurs.
«Les gens ont raison de monter aux barricades, de mentionner Yvon Bussières, conseiller du district Saint-Sacrement. Cette politique ne fait aucun sens, puisqu'elle ne tient pas compte des facteurs spécifiques de chacun des secteurs.»
Le principal intéressé rappelle que son district a de particulier que la très grande majorité des gens circulent à pieds dans leurs déplacements quotidiens. On parle ici de travailleurs, de personnes âgées, mais aussi d'élèves des écoles primaires et d'étudiants, notamment en raison de la présence du Collège François-Xavier-Garneau. M. Bussières ajoute également que la situation géographique du quartier, qui se veut entouré d'axes routiers donnant accès au cœur de la ville, fait en sorte que la circulation automobile y est importante. Il devient donc insensé de demander aux gens d'emprunter la chaussée.
Pour celui qui s'est prononcé contre ladite politique lors de son adoption en 2008, il ne fait aucun doute qu'il est impératif d'apporter certains correctifs.
«Dans Saint-Sacrement, ce sont 200 000 $ qui sont épargnés grâce à la politique. Est-ce que ça vaut la peine de donner tant de misère au monde?», se questionne le conseiller.
Pas facile
Un petit tour dans le secteur a permis à l'auteur de ces lignes de rencontrer plusieurs citoyens mécontents. Une constante demeure : l'incompréhension.
«J'arrive de l'hôpital et je dois marcher au beau milieu de la rue pour retourner chez moi. C'est stupide et dangereux. Tout ça pour quelques dollars», s'insurge Suzanne Dorval-Roy, avant de reprendre sa route, canne à la main.
Prochain épisode de la saga : lundi 19 janvier à l'Hôtel de ville de Québec.