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Prêter à un proche peut hypothéquer la relation

Pression et non-remboursement sont monnaie courante

Article mis en ligne le 7 janvier 2009 à 9:15
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Prêter à un proche peut hypothéquer la relation
Pression et non-remboursement sont monnaie courante
Le prêt d'argent entre amis ou parents est pratique courante, mais un nouveau sondage du Groupe Investors indique qu’il peut être risqué de mêler argent et relations.
Plus de six Canadiens sur dix (64 %) ont prêté ou emprunté un montant supérieur à 500 $ à un ami ou à un membre de leur famille, et plus du quart (26 %) déclarent que les montants n’ont jamais été remboursés en entier. Le tiers (31 %) de ceux qui ont accepté de prêter de l’argent se sont sentis obligés de le faire. La majorité (54 %) de ceux qui ont ressenti le plus de pression à prêter de l’argent n’ont pas été remboursés du tout.

«On a tous les meilleures intentions du monde lorsque vient le temps d’aider un proche, spécialement lorsqu’il a un besoin pressant d’argent. Certains pourraient se sentir obligés de prêter et, par conséquent, ne pas se fier à leur instinct, explique Bruno Therrien, directeur régional du bureau de Sherbrooke, au Groupe Investors. Malgré les liens familiaux, un prêt non remboursé peut créer des tensions dans une relation et occasionner du stress.»
Modalités de prêt plus attrayantes
Des modalités de crédit plus avantageuses, notamment l’absence de frais d’intérêt et un échéancier de paiements moins contraignant, ont été citées comme principale raison de faire appel à un parent ou à un ami pour emprunter de l’argent.
La moitié des personnes interrogées (51 %) ont dit s’être adressées à un proche plutôt qu’à une institution bancaire afin de payer un intérêt nul ou plus faible sur le prêt. Plus du quart (27 %) ont choisi l’emprunt auprès d’un particulier parce que les modalités de remboursement étaient plus souples. Mais pour 13 %, la famille et les amis étaient la seule source de fonds possible, puisqu’ils n’auraient pas été en mesure d’obtenir un prêt ailleurs.

Le sondage indique également que plus de huit Canadiens sur dix (83 %) qui ont prêté ou emprunté des fonds dans leur entourage l’ont fait sans signer d’entente écrite. En outre, le sondage révèle que seulement 23 % des emprunteurs ont versé des intérêts sur leur emprunt.

«Le prêteur et l’emprunteur peuvent être mal à l’aise de séparer affaires et affection, surtout si c’est fait à l’amiable, explique M. Therrien. Pourtant le fait de prêter de l’argent à un proche n’exclut pas l’établissement de modalités de prêts précises ou d’un plan de remboursement. Cela peut réduire la possibilité de mésententes et de conflits à long terme.»
Raisons les plus courantes d’emprunter
La majorité des prêts entre amis ou membres d’une famille étaient plutôt raisonnables, les deux tiers des emprunts (67 %) se situant entre 500 $ et 5 000 $ et 14 % entre 5 000 $ et 10 000 $. Quinze pour cent des prêts étaient de plus de 10 000 $.
Les raisons principales évoquées autant par les prêteurs que les emprunteurs pour justifier le prêt consistent en une urgence financière (25 %), un achat important (15 %), les études (13 %) et le versement initial sur une maison (11 %). Suivent les réparations sur la maison (7 %), le démarrage d’une entreprise (5 %), des vacances (5 %) ou un autre événement important (3 %).

«Il peut arriver à tout le monde d’avoir besoin d’un coup de main et il est normal de se tourner vers nos proches, explique M. Therrien. Lors d’un emprunt auprès d’un proche, une entente et un remboursement en bonne et due forme permettent d’éviter la détérioration de la relation.»
Méthodologie du sondage
Au total, 2 002 Canadiens adultes ont répondu au sondage entre le 18 et le 24 septembre 2008 par l'intermédiaire du panel de recherche en ligne eVox de Harris/Décima. Les données sont pondérées pour reproduire la répartition actuelle de la population en fonction de l’âge et du sexe pour chacune des régions selon le recensement de 2006.

* (Source : Groupe Investors)

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