Les consommateurs devront revoir les priorités pour passer à travers la récession qui nous guette. - (Photo Luc Fournier, Québec Hebdo)
Consommation : à l’heure des choix
La récession à nos portes, les consommateurs devront pour la plupart faire des choix quant à ce qu’ils consomment. En tout, c’est sept Canadiens sur dix qui comptent se serrer la ceinture dans les prochains mois.
La consommation de biens et services, en hausse constante, pourrait donc atteindre un plateau dans la prochaine année. Quant aux secteurs qui pourraient écoper des choix des consommateurs, les loisirs, vacances, vêtements et luxes divers seront certes des achats moins courus.
L’épicerie est aussi un poste de dépense qui fera l’objet de compressions. Dans certains ménages, le retour de la pomme de terre sera justifié par une coupe moyenne, pour les Canadiens, de 41% du budget d’épicerie. Exit, donc, les repas fastes où le foie de canard côtoie les grands crus.
Une preuve que les consommateurs ne se sentent plus malaisés du prix de l’essence; l’énergie n’est pas prioritaire lorsqu’il est question de coupes budgétaires dans le portefeuille familial. L’énergie arrive au cinquième rang des sources de dépenses où les Canadiens couperont dans la prochaine année. Ces derniers semblent donc moins préoccupés lorsque vient le temps de faire le plein d’essence.
L’éducation est un secteur qui ne souffrira que peu de la récession. Seuls 11% des consommateurs prévoient couper dans ce domaine.
Une confiance ébranlée
Il faut dire que la confiance des consommateurs ne cesse de fondre au rythme des mauvaises nouvelles économiques qui s’accumulent. Selon le Conference Board du Canada (CBC), cette confiance est au plus bas niveau depuis la récession qu’a connue le Québec il y a un peu plus de 25 ans.
Selon le même rapport du CBC, les consommateurs se disent dans une situation plus précaire qu’il y a six mois et prévoient que leur situation s’empire pour les six prochains. Autre point important : au début de décembre, l’indice de confiance chutait de 3,3 points pour atteindre 66,7. Près de 70 points, cela pourrait sembler quand même bien, mais dans la dernière année, il faut savoir que c’est près de 30 points qui se sont ainsi évaporés. Ce n’est certes là que de la psychologie, mais cet inconfort, lorsque prolongé, en vient inéluctablement à s’actualiser dans les ventes des commerçants.