Québec Hebdo
Quand le portefeuille digère mal le temps des fêtes
Aux lendemains des fêtes, plusieurs sursauteront en jetant un coup d’œil sur leur relevé de carte de crédit. Quoi qu’il en soit, il existe des solutions pour éviter ce genre de situation, ou pour y remédier.
Il est normal qu’on soit un peu plus endetté après les fêtes. Rien de nouveau cette année, donc. Selon Marie J. Lachance, professeure au département d'économie agroalimentaire et sciences de la consommation, il est toutefois plausible que plus de gens se soient plus endettés en utilisant les cartes de crédit, cette année.
Cette carte est tout de même un outil pratique, souligne-t-elle, pourvu qu’on paie les versements chaque mois. C’est lorsque ces paiements ne se font pas que ça devient problématique. Certains utiliseront une autre carte de crédit pour payer la première. Encore là, on risque d’entrer dans un cercle vicieux dont il peut être difficile de sortir.
Mme Laberge conseille donc de ne pas attendre à la dernière minute pour demander de l’aide d’institutions financières ou d’associations. Parmi ces dernières, l’Association coopérative d’économie familiale s’avère un choix judicieux pour ceux qui aimeraient prendre en main leur budget, gérer leur endettement, mieux planifier leurs finances ou participer à des ateliers de formation sur la gestion de leur portefeuille.
Les gens qui peinent à payer leurs cartes de crédit peuvent aussi se tourner vers leur banque pour obtenir un prêt. Ils pourront alors rembourser leurs cartes qui ont des taux d’intérêt élevés, et ainsi rembourser leur emprunt selon un taux d’intérêt plus raisonnable.
Une autre solution réside dans la consolidation de dette. Selon Mme Lachance, il est possible qu’il y en ait plus cette année. Toutefois, il faut savoir que le taux d’intérêt d’une telle consolidation est plus élevé qu’un simple emprunt. Ça demeure toutefois un choix plus judicieux que de déclarer une faillite personnelle. La consolidation de dettes est peut-être une option aussi pour ceux qui gèrent mal leurs cartes et qui tardent à les payer. Bien qu’ils soient élevés, les taux d’intérêt d’une telle consolidation ne rivaliseront jamais avec ceux qu’imposent les compagnies qui offrent des cartes de crédit.
Mme Lachance a toutefois un conseil beaucoup plus simple et efficace, un conseil que tous connaissent : «Il faut se raisonner, dit-elle. On a pour la plupart énormément de biens. On peut faire un échange de cadeaux, ou acheter moins, simplement.»