Quelques membres du cabinet de la campagne de financement de la YWCA Québec : Marie Lamontagne, Nathalie Langevin, Marie Josée Ouellet, Ginette G. Defoy, Marie-Josée Blanchette et Lucie Couturier.
Soirée-bénéfice de la YWCA : 115 000 $
La somme sera vouée à un programme de prévention et de réinsertion sociale
Suzanne apparaît au micro. L’air nerveux, mais assuré. Devant elle, 575 personnes prêtes à entendre son histoire. Pourtant, Suzanne n’est ni chef d’entreprise ni conférencière. Il y a quelques mois, elle vivait dans la rue…
La dame de 54 ans vient tout juste de compléter le programme de réinsertion sociale La grande Marelle de la YWCA Québec. C’était il y a un mois à peine.
Durant presqu’un an, elle a travaillé sur sa personne, histoire de quitter l’itinérance et de retrouver sa dignité. Et depuis quelques semaines, Suzanne possède son propre appartement.
En cette soirée du 2 décembre 2008, la voilà devant 575 donateurs réunis à l’hôtel Hilton dans le cadre de la soirée-bénéfice De l’ombre à la lumière de la YWCA Québec.
«Elle a été magnifique et convaincante, se réjouit Erwanne Plisson, coordonnatrice des communications à la YWCA Québec. Elle a débuté son allocution en rappelant que sans La grande Marelle, elle n’aurait pas eu d’autres ressources pour s’en sortir.»
Grâce à la soirée-bénéfice, la YWCA a pu atteindre son objectif et amasser 115 000$ cette année.
Ces fonds seront dévoués au programme La grande Marelle pour la prévention de l’itinérance et la réinsertion sociale des femmes de la région de Québec. L’argent servira notamment à loger les participantes et à assurer leur suivi psychosocial.
ST:Problème d’argent
Malgré tout, le programme La grande Marelle demeure en péril financier, même s’il figure, depuis 2005, parmi les 20 approches les plus prometteuses du Secrétariat national pour les sans-abri du gouvernement du Canada.
Pourquoi en péril financier? Parce que la YWCA Québec a beau y aller de sa campagne de financement, elle ignore si l’importante contribution du parlement canadien sera reconduite d’année en année, une contribution déjà réduite de 17 % en 2006. Actuellement, le fédéral assume plus du tiers de la totalité du programme.
Un programme qui engrange des frais d’opération de 395 000$ par année et qui aurait peine à survivre sans l’aide du gouvernement, plaide la porte-parole de l’organisme.
«On fait cette campagne de financement pour deux raisons : d’abord pour se créer un coussin avec les fonds privés si jamais le public nous laissait tomber, sinon pour nous permettre d’avoir de l’argent pour continuer de développer le programme», indique Mme Plisson en rappelant que la soirée-bénéfice sera de retour l’an prochain.