Même à l’heure de l’incertitude financière des ménages québécois, ceux-ci n’achètent pas moins, contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre.
Achats de Noël : un pied de nez à la crise économique
Les commerçants ne constatent pas de baisse de clientèle
Depuis des semaines, on ne prédit que du mal pour ce qui est des finances des Québécois. Pourtant, lorsqu’on interroge les commerçants de Québec, la crise dont tout le monde parle semble inexistante, particulièrement dans le domaine de l’électronique.
C’est que les gens resteront peut-être davantage chez eux, plutôt que de voyager ou sortir au restaurant. Ils s’équipent donc en conséquence : écran plasma, dvd, cd, tout l’attirail électronique nécessaire pour passer les froides journées d’hiver emmailloté en regardant des films.
Par exemple, chez Future Shop, les ventes sont meilleures que l’an dernier. «Il y a plus d’achalandage, constate David Rancourt, gérant de la succursale de Laurier Québec. J’ai même entendu quelque part que neuf Canadiens sur dix ont au moins un gadget électronique sur leur liste de Noël.» Ce dernier croit d’ailleurs que l’obligation pour les télédiffuseurs, dans les prochains mois, de se convertir à l’ère du numérique pousse les gens à faire le saut et à acheter un téléviseur de cette technologie.
Les fortes ventes électroniques se font aussi sentir chez les disquaires. Le gérant du HMV, à quelques pas de là, ne constate de son côté aucun ralentissement. Au contraire, les ventes sont meilleures que l’an passé. Le disquaire attribue les fortes ventes de cette année aux fêtes du 400e. «On continue de surfer sur la vague de cet été. […] Reste à savoir si les gens ont autant d’argent qu’avant ou choisissent seulement de s’endetter plus», s’est-il questionné.