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Gagner une paire de seins, à quel prix?

Article mis en ligne le 11 décembre 2008 à 16:50
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Gagner une paire de seins, à quel prix?
Des milliers de personnes réagissent à un concours de danse érotique. Et si c’était votre fille, votre soeur, votre amie, votre nièce, votre conjointe,… comment réagiriez-vous au fait qu’on l’incite «amicalement» à la danse érotique? Une invitation à entrer dans l’industrie du sexe qui est tout, sauf amicale. Une invitation à marchander son corps comme un bien de consommation ou d’exploitation. Un corps ensuite qu’on voudra transformer, modeler, charcuter pour correspondre aux canons de beauté en vogue. Certains diront que l’on exagère. Pourtant une publicité pleine page en novembre 2008 dans un journal local des Laurentides, invitait les demoiselles à un concours amical de danseuses en lingerie: «Vos performances ou plus encore, à votre

discrétion». Le concours que l’on pourrait également qualifier de recrutement, est organisé par un bar de danseuses nues. Vous voyez le lien avec l’industrie du sexe? Une industrie, faut-il le rappeler, où les femmes et même des enfants, sont exploitéEs sexuellement, violentéEs, mépriséEs, bafouéEs, trafiquéEs,… pour fournir à la demande d’une industrie florissante. L’industrie du sexe est une activité économique très lucrative. Elle génère des profits faramineux, notamment pour les organisations criminelles et ce, au détriment des femmes et des enfants qui y sont exploitéEs comme de vulgaires marchandises.

Et quel est le prix de ce concours au goût plus que douteux? La "chanceuse se méritera une augmentation mammaire" rien de moins! Depuis quand fait-on tirer des chirurgies au Québec? Cette pratique est-elle légale? Courante? Acceptable? Enfin, ce n’est certainement pas éthique ni responsable puisque sont connus les risques pour la santé d’une telle chirurgie.

Il y a entre autres, des risques anesthésiques, hémorragiques, infectieux, cicatriciels, pour ne nommer que ceux-là. Faire un tirage banalise un acte médical qui devrait pourtant être considéré avec le plus grand sérieux. Un médecin a déjà dit pour dénoncer ce genre de pratique : «un corps humain n’est pas une auto de luxe dont on change les morceaux comme bon nous semble». Saviez-vous que lorsqu’une femme opte pour ce genre de chirurgie elle risque par le fait même, de subir une série d’opérations puisqu’elle devra retourner sous le bistouri à tous les 10 ou 15 ans?

Ce concours est un bel exemple de la pornographisation de la société. Il banalise et encourage les jeunes filles à aller s’exhiber nues ou en petites tenues, comme si c’était un comportement anodin et sans conséquence. Dans notre société hypersexualisée, la pornographie envahit l’espace public et privé; elle transgresse continuellement les frontières de l’intimité; elle sème la confusion; elle augmente notre tolérance de ce qui est inacceptable; elle nous fait perdre nos repères…

Dans quel genre de société, voulons-nous vivre? Quel monde voulons-nous léguer à nos enfants? Il nous appartient, à tous et à toutes, de se questionner, de tenter de connaître les impacts de l’industrie du sexe qui exploite femmes et enfants, afin de se positionner et d’agir en conséquence.
Chantal Dubois, pour le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel –Laurentides

(CALACS-Laurentides),

Lydya Assayag, pour le Réseau Québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF),

Regroupement québécois des CALACS,

Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS),

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES),

Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL),

Réseau des femmes des Laurentides (RFL),

Guy Veillette, Président du Syndicat de l’enseignement de la région de Drummondville,

L’Élan CALACS,

CALACS la Chrysalide,

CALACS de Charlevoix,

CALAS de l’Outaouais,

CALACS de Rimouski,

Assaut sexuel secours,

Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (C.A.L.A.C.S) La Vigie,

Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI),

Centre de femmes La Mouvance,

Centre de femmes Les unes les autres,

Centre de femmes de Charlevoix,

Centre de femmes Liber’Elles de Mirabel,

Centre de femmes L’Étincelle de Baie-Comeau,

Centre Entre-Femmes de Rouyn-Noranda,

Maison des femmes de Rimouski,

Comité local d’action contre l’hypersexualisation de Rimouski,

Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue,

S. Lemelin de Victoriaville, M. Dumais de Rimouski, C. Lavoie, L. Goldfarb, M. Goulet, G. Lalande de

Laval, C. Lecompte, M-J Lemieux, Y. Francis, M. Bélisle, L. Marcotte de Montréal, Monique M.

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lulu

Commentaire mis en ligne le 16 décembre 2008
Dites-nous Natacha,

C'est la solution que vous avez trouvé à l'oppression des femmes que de remplir nos complexes par du silicone et la désarticulation de la sexualité des hommes par leur simple satisfaction?

Les viols existent avec ou sans ces bars.

Le complexe de la grosseure de nos seins vient de la pression qui nous est fait pour ressembler à un modèle de femme.

Il faut savoir évaluer le consentement de ces femmes dans la situation, le contexte, qu'elles vivent. Ce n'est pas un consentement libre et dénué de pressions sociales des proches et de la société en général. Soyez honnête face à vous-même et les autres femmes.


Vous semblez justifier la violence des hommes par un instinct naturel. Je vous rappel que la domination des hommes sur les femmes, n'a rien de naturel, mais est le fruit d'une domination qui vient de l"âge de la propriété privée. Les inégalités sociales commence là-où les hommes ce sont donné le "privilège" de réduire les femmes à une propriété.

Lisez Natacha, vous en apprendrez beaucoup sur vous. Shulamith Firestone, Simone de Beauvoir, Andrea Dworkin,... ce sont des femmes qui ont réfléchit à notre condition en tant que femmes.

bonne lecture,
et bonne prise de conscience,

lulu.

Natacha Rondeau

Commentaire mis en ligne le 13 décembre 2008
avez-vous déja pensé combien de viols il y aurait de plus si ses bar n`existait pas???
Imaginez-vous un vieux laid qui ne pourrait jamais réusir à voir pour vrai une femme nue.c est sûr que son instinct animal prendrait le dessus un jour ou l`autre...
et ce avec des personnes non-consentante (femmes ou fillette).Et pensez maintenant à celles qui sont malheureuse par ce complexe personelle(qui n' es pas à vous de juger) et qui n' as pas l' argent pour ce défaire de ce mal intérieur... si mon calcul est bon ca fait 2 personnes satisfaites et moins d'agression violente dans notre socièté...

Pour finir Madame Dubois vous avez sûrement d`autre chat à fouetté que de vous pencher sur cette cause ou bien on vous paye pour perdre votre et notre temps.

Chez nos voisins


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