L’enthousiasme de Danie Veilleux et France Lemay pour leur projet est contagieux. - (Photos Luc Fournier)
St.Paul renaîtra
Lynda Lemay finance le projet du café-bar l’Octave
En vente depuis juillet dernier, l’église St.Paul a finalement trouvé preneur. Suivant le désir de plusieurs d’y voir un centre culturel, la petite église, en plus de devenir un café-bar, présentera expositions et spectacles musicaux en tout genre. Des soirées de poésie, de création ou d’improvisation sont aussi dans les plans des deux ambitieux promoteurs, Danie Veilleux et France Lemay. C’est la sœur de cette dernière qui financera le projet… une certaine Lynda Lemay.
Peu de fidèles se regroupaient dans l’église du boulevard des Étudiants à Loretteville. C’est pourquoi les Anglicans l’ont mis en vente, intéressant du même coup la Ville de Québec. Toutefois, il aurait fallu compter au bas mot 600 000$ pour mettre à niveau la chapelle pour qu’elle suive les normes de la Ville, avec toutes les spécificités que comporte un établissement de la Ville (portes coupe-feu, rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite, salles de bain accessible aux fauteuils roulant, etc.).
Ce n’est donc pas la Ville qui prend possession de l’église consacrée en 1920, mais des promoteurs privés. Le conseiller de Loretteville, Raymond Dion, croit que de cette façon, les coûts de rénovations seront moindres, les exigences pour les projets privés étant moins nombreuses. Ça n’empêche toutefois pas une collaboration entre eux, puisque la Ville pourrait bien louer le café à certaines occasions, pour y présenter des spectacles de troupes du secteur, par exemple. Cette collaboration semble d’ailleurs faire l’affaire des promoteurs.
Celles-ci ne semblent pas à court d’idées. Leur enthousiasme est d’ailleurs palpable et il semble que le projet ait reçu bon nombre d’appuis. Le président de la Société artistique de la Haute-Saint-Charles, André Thibodeau, a d’ailleurs mentionné à L’ACTUEL que le projet lui semble très intéressant. «Elles semblent vouloir travailler avec les gens du secteur. C’est un très beau projet. C’est d’ailleurs mieux que le projet qu’on avait prévu», a-t-il confié. L’avantage d’exposer dans un café-bar, c’est que l’endroit aura une affluence constante, et les tableaux ou photographies, une visibilité accrue. Une salle devrait être aménagée dans le sous-sol de l’église pour les expositions, les murs de la salle principale s’y prêtant moins, puisque déjà chargés de boiseries et vitraux.
Les gens en charge de la vente de l’église avaient précisés à la Ville qu’ils désiraient protéger l’intégrité du bâtiment. Des projets de démolition en vue de faire des condos et de transformation générale pour en faire des lofts ont donc été rejetés. La Ville voulait, en plus de protéger le bâtiment historique, que celui-ci serve à la communauté et qu’il ait une vocation culturelle. «L’ouverture des promoteurs à répondre aux besoins de la communauté était importante», a souligné le conseiller en charge du projet.
Selon lui, l’endroit ne correspondait pas complètement aux besoins des organismes culturels dont la Société historique de la Haute-Saint-Charles ou les Voix de la Haute-Saint-Charles. Il n’était donc pas justifié d’investir annuellement 200 000$ en frais d’opérations pour faire fonctionner l’établissement, croit-il.
Un endroit chaleureux
L’endroit semble idéal pour y installer un café-bar chaleureux. Les boiseries qui composent les murs et le chœur de l’église en font un lieu propice aux spectacles intimistes. L’ameublement, désacralisé en octobre dernier, pourra aussi faire partie du décor. Questionnées à ce sujet, les deux comparses ont rassuré sur l’avenir des pièces jadis sacrées. «Nous allons les utiliser non pas dans un certain respect, mais dans un respect certain.»
Les promoteurs semblent d’ailleurs ouverts à toutes sortes d’activités culturelles. Du chansonnier au claveciniste en passant par le «slam-poète» ou l’improvisateur, on semble ouverts à offrir la scène à des artistes de tout genre.
Sur le menu, des cafés, croissants, hot-dogs français, bières de qualité. Ce sera aussi un endroit pour lire vos quotidiens et – surtout! – votre hebdo préféré. Jeux de table et accès internet seront aussi disponibles; tous les atouts d’un pub de quartier qui n’aura apparemment rien à envier à ceux qu’on retrouve dans le Vieux-Québec.
Les instigatrices du projet en sont d’ailleurs à conclure des ententes avec des commerçants locaux, par exemple pour le pain, qui serait fabriqué à quelques mètres du café-bar, qu’on prévoit appeler «l’Octave». Selon les promoteurs, la rue Racine et ses commerçants bénéficieraient donc aussi de l’arrivée de ce café-bar.
Un investissement majeur d’une chanteuse bien en vue
Raymond Dion semblait enthousiaste de voir que Lynda Lemay soit impliquée dans le projet. L’endroit bénéficiera de la visibilité et du réseau de contact de la chanteuse internationale, qui a acheté l’endroit en octobre. Bien qu’elle ait chanté sur quelques-unes des plus prestigieuses scènes, Lynda Lemay affectionne toujours autant les petites salles intimistes, selon sa sœur France. Elle aurait aussi l’occasion de parler de cette salle à d’autres artistes pour que ceux-ci viennent performer à Loretteville.
Person-Motel Valérie
Commentaire mis en ligne le 29 avril 2009Tout projet mené par des personnes douées d'intelligence et de coeur arrive forcément à son but, à savoir créer un lieu de communication pour le bonheur du plus grand nombre (Octaviens-viennes, artistes, riverains, commerçants, touristes, etc).
Les initiatives en ce domaine n'étant pas légions, elles sont non seulement à saluer, mais à encourager.
Belle naissance puis longue vie à l'Octave, futur Centenaire de Loretteville ...
Valérie