Daniel Dupuis (à gauche) tentera de devenir le nouveau maire de L’Ancienne-Lorette en 2009.
Daniel Dupuis briguera la mairie de L’Ancienne-Lorette
Le conseiller de l’opposition sera de la lutte en 2009
Après avoir fait connaître ses intentions à L’APPEL au cours des derniers mois, Daniel Dupuis se présentera à la mairie de L’Ancienne-Lorette en 2009. Ce dernier devrait présenter son équipe complète au retour des vacances des Fêtes.
Le conseiller de l’opposition et chef de Démocratie L’Ancienne-Lorette dispose en ce moment d’une liste d’une dizaine de candidats intéressés. En comptant Christian Thériault, il reste cinq places disponibles dans le bateau.
«Habituellement, nous sommes obligés de courir après les candidats, explique-t-il. Là, ce sont eux qui m’appellent. Je vais devoir sélectionner.»
L’élu du district Saint-Olivier se lance dans la course pour changer l’atmosphère en place lors des séances du conseil. «Je suis contre le fait qu’il y ait une clique à l’hôtel de ville, mentionne-t-il. Je veux faire débarquer ce monopole de la pensée derrière un seul homme. Je veux qu’on ait une vraie démocratie. Je trouve ça malsain d’avoir une pensée unique.»
Discret sur ses intentions jusqu’à maintenant, Émile Loranger annoncera au printemps 2009 s’il se représente ou non. Chose certaine, Daniel Dupuis se dit prêt à faire à la musique si le présent maire sollicite un nouveau mandat.
«La plus belle nouvelle qu’on pourrait m’annoncer, c’est que le maire se représente, affirme-t-il. Ça voudrait dire que la situation financière de la ville n’est pas aussi critique qu’on l’appréhende, mais je pense qu’il va se retirer. Tenir les rênes de la Ville pour encore quatre ans, ça risque de ne pas être facile.»
M. Dupuis s’inquiète notamment du manque à gagner de 3,4 M$ au budget 2008. Émile Loranger a prévu 7,8 M$ en quote-part à l’agglomération, mais la note se chiffre en réalité à 11,2 M$. Ce dossier fait toujours l’objet d’un bras de fer, mais le maire se dit confiant et positif.
Cela dit, le conseiller de l’opposition déplore aussi les coûts annuels reliés à la location de la glace et de salles de réunion au nouveau complexe multisports. Il parle d’environ 800 000$ par année, sans compter la perte de revenus de 75 000$ provenant de l’Amphiglace Mario-Marois.
Mais si la situation semble si grise dans la ville reconstituée, pourquoi Daniel Dupuis voudrait-il en devenir le maire? «J’aime mieux savoir où on en est, rétorque-t-il. De toute façon, il va falloir payer les factures quand même. Je préfère quelqu’un pour donner l’heure exacte aux gens que quelqu’un qui prétend avoir une formule secrète que les autres villes ne connaissent pas.»