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Élection pas comme les autres

Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée

Article mis en ligne le 2 décembre 2008 à 7:30
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Élection pas comme les autres
Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée
La campagne électorale actuelle n’est pas comme les autres. Elle n’intéresse pas la population disent de nombreux observateurs. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on constate quand on écoute les conversations dans les restaurants le matin.
On se rend alors compte que ce ne sont pas Jean Lapierre, sortant de son autobus pour rencontrer trois ou quatre personnes, ou Claude Charron et Pierre Bruneau, ou encore Bernard Derome, en entrevue avec quelques commentateurs ou journalistes, qui ont le véritable pouls de la population. Les gens ordinaires sont peut-être tannés des élections, mais ils sont conscients de l’importance que celle du 8 décembre représente. Compte tenu de la conjoncture économique actuelle, ils sont inquiets et savent que la décision qu’ils prendront collectivement aura un impact certain sur leur avenir immédiat. Le parti qui sera élu présidera à notre destinée collective durant la tempête économique et personne n’est suffisamment irresponsable pour y être insensible.

Loin d’être terminée, la crise financière se poursuit. Pire, elle a provoqué une crise économique. Les entreprises dont la valeur boursière et/ou la profitabilité ont chuté entreront en mode compression des dépenses et réduiront leurs investissements et leurs effectifs. Les mises à pied augmenteront le nombre de sans-emploi. L’incertitude économique s’accentuera ce qui entraînera une réduction des dépenses de consommation. Cette spirale récessionniste se prolongera durant plusieurs mois.

Croire que le Québec pourrait échapper à cette récession relève du jovialisme pur, tandis que penser que le Québec pourrait, à lui seul, trouver une solution à cette crise mondiale relève de la pensée magique. Laisser sous-entendre, par ailleurs, que le résultat sera le même quel que soit le parti que nous élirons est un mensonge éhonté. Au cours de cette campagne électorale, les Québécois doivent donc se soucier plus que jamais d’analyser les propositions que font les trois partis politiques qui prétendent à la direction du Québec. Ils doivent surtout jauger les équipes et déterminer celle qui sera la plus apte à gérer leur futur collectif à court et moyen terme.

Soyons clairs, aucune des formations politiques ne pourra corriger la situation à elle seule. Ce qui compte, c’est que nous devons élire ceux que nous croyons les plus compétents pour tenir le gouvernail durant la tempête, afin d’éviter que nous coulions corps et biens. Pour ma part, mon choix est fait. Je voterai pour le Parti libéral du Québec. En ces temps incertains, je préfère l’expérience de Jean Charest et de son équipe à l’incertitude et l’inexpérience de Mario Dumont et de ses candidats. En ce qui a trait au PQ, l’option de la séparation m’apparaît dépassée dans un monde où, nous le constatons une fois de plus, on doit trouver des solutions consensuelles à des problèmes communs. L’isolement n’est plus une option acceptable et l’idéologie ne peut primer sur le bien-être collectif. Cette opinion est évidemment personnelle et n'engage aucunement Québec Hebdo.

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Desgagné Jean-Marie

Commentaire mis en ligne le 7 décembre 2008
Monsieur Jean-Claude Labbé (Québec Hebdo, 29/11/08) votera libéral parce que la séparation lui apparaît comme dépassée dans un monde où…on doit trouver des solutions consensuelles à des problèmes communs. En suivant ce raisonnement on en conclut que le Canada ne pourra trouver une solution consensuelles à des problèmes communs avec les Etats-Unis parce qu’il en est séparé. On peut aussi en déduire que les 27 pays de l’Union européenne, dont plusieurs sont plus petits et moins riches que le Québec, ne pourront trouver de solutions consensuelles à des problèmes communs car ils sont tous séparés. Enfin on peut en conclure que monsieur Labbé est libéral et qu’il votera toujours libéral.

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