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«L’éducation doit redevenir notre priorité» – Monique F. Leroux, Mouvement des caisses Desjardins

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 22 novembre 2008 à 11:10
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«L’éducation doit redevenir notre priorité» – Monique F. Leroux, Mouvement des caisses Desjardins
La présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux. (Photo Gilles Fréchette/CCQ)
«L’éducation doit redevenir notre priorité» – Monique F. Leroux, Mouvement des caisses Desjardins
La présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, Monique F. Leroux, croit que la santé économique du Québec passe par l’éducation. C’est le message qu’elle a livré mercredi lors d’un déjeuner-causerie dont prenait part les dirigeants des Caisses Desjardins, des membres de la Chambre de commerce de Québec ainsi que quelques personnalités du monde universitaire.
«Bâtir une société sur le savoir et développer pleinement notre capital humain doivent constituer nos priorités d’investissement», croit Mme Leroux. Desjardins estime d’ailleurs que l’impact économique des universités québécoises frôle 12 G$ par année. Ceci désigne plus spécifiquement l’impact dynamique.

Ce que rapporte une université est souvent calculé à partir de leurs dépenses en biens et en services ainsi qu’en salaires, dépenses de subsistance des étudiants et dépenses des visiteurs qui assistent à des séminaires. C’est ce qu’on appelle l’impact statique.

Toutefois, l’impact économique réel des universités ne s’arrête pas à la simple comptabilisation des entrées et sorties d’argent. Ce que créent les universités, c’est aussi – et surtout – une main-d’œuvre de qualité ainsi que la diffusion et la création de nouvelles connaissances, des impacts dynamiques propres aux universités.

Selon Mme Leroux, il est important de garder le cap sur le long terme et sur un facteur qui doit transcender toutes les crises : le capital humain. «La richesse et la croissance économique d’une société découlent directement de sa capacité à développer son capital humain», a-t-elle souligné, imputant du même coup l’ère économique québécoise relativement saine au choix qu’a fait le Québec durant la Révolution tranquille, le choix de l’éducation.
Coopérer pour pallier la crise
Mme Leroux souhaite que l’éducation passe aussi par une coopération des différents secteurs de l’industrie. Elle donne l’exemple de l’École nationale du divertissement interactif, fondée par la collaboration d’entreprises, d’institutions et d’intervenants économiques du milieu. Le Mouvement Desjardins avait d’ailleurs fait de même avec l’Université Laval, en créant de façon commune le Certificat en gestion des organisations et le Certificat en leadership du changement. De cette façon, les étudiants qui sortent des universités sont mieux formés pour les besoins spécifiques des entreprises.

La présidente du Mouvement Desjardins a aussi annoncé une bourse de 20 000$ qui servira à appuyer la recherche sur les enjeux les plus urgents de l’éducation, comme les transformations du savoir à l’ère des nouvelles technologies de l’information ou l’avenir des universités et de l’enseignement supérieur.

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