C'est le cas de le dire, les syndiqués ont jeté les gants. (Photo Nicolas Bégin)
Les syndiqués «accueillent» le maire Régis Labeaume
Un vaste comité d’accueil attendait le maire de Québec à son entrée dans la salle du conseil municipal, ce soir. Des centaines de cols bleus et blancs ont rejeté l’ultimatum de Régis Labeaume de signer leur convention collective avant le 1er décembre prochain.
Faute d'une entente avant le jour J, la Ville reverra ses offres à la baisse en annulant entre autres les augmentations forfaitaires de 2% prévues pour 2007 et 2008, menaçait le maire lors d’une récente conférence de presse.
Tel un fier à bras de la Ligue nationale de hockey (LNH), le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Jean Gagnon, a jeté les gants devant les caméras, quelques minutes avant le début de la séance. Ont suivi la salve d’applaudissements et les cris de joie des membres. Du moins, ceux qui avaient réussi à se tailler une place à l’intérieur. De nombreux autres ont fait connaître leur mécontentement sur le parvis de l’hôtel de ville, devant une forte présence policière.
M. Gagnon disait simplement répondre à une invitation du maire Labeaume lancée la semaine dernière dans le Journal de Québec.
«C’est symbolique, explique-t-il. Lors de notre dernière assemblée les membres m’ont donné le mandat de montrer de quel bois on se chauffe, de montrer que nous sommes écœurés de se faire traiter comme ça.»
«Aujourd’hui ce qu’il doit savoir c’est que nous sommes sérieux, ajoute-t-il. On va continuer le combat tant et aussi longtemps que ça ne se réglera pas.»
Malgré les huées à son arrivée, le maire Labeaume a continué sans broncher sa marche en direction de son siège.
Photos et réactions à venir plus tard.