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PÔLE en mission de recrutement

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 13 novembre 2008 à 9:51
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PÔLE en mission de recrutement
Annie Belisle de DMR (à gauche) et Katie Denault de Génivar (à droite) ont parlé de leur expérience en tant que directrices des ressources humaines dans ce type de mission à l’étranger. Elles sont accompagnées de Carl Viel, pdg de PÔLE Québec Chaudière-Appalaches et de Benoît Lemay, directeur régionale chez Emploi-Québec. - (Photo Luc Fournier, Québec Hebdo)
PÔLE en mission de recrutement
PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, l’agence de développement économique de la grande région de Québec, a annoncé hier les détails de sa deuxième mission de recrutement à l’étranger. Onze entreprises offrant au total plus de 300 postes dans les secteurs d’excellence de la région – les technologies appliquées, les assurances et le génie conseil – courtiseront les Français et les Belges à partir de dimanche et ce, jusqu’au 26 novembre.
Plus de 600 entrevues sont prévues dans les villes de Paris, Bruxelles et Namur. Cette chasse aux candidats apparait comme essentielle dans un contexte où la main-d’œuvre spécialisée est de plus en plus rare. D’ailleurs, PÔLE peut compter, depuis mars, sur le support d’Emploi-Québec dans ces missions qui seront de plus en plus fréquentes dans les prochaines années. En fait, dans les trois prochaines années, on prévoit faire neuf missions du même genre.

Chez PÔLE, il est clair qu’il ne s’agit pas de voler des travailleurs aux employeurs de l’extérieur, mais d’aller chercher les gens qualifiés qui sont sans emploi. «Nous ne sommes pas des maraudeurs», a précisé le pdg, Carl Viel.

Pour le directeur régional d’Emploi-Québec, Benoît Lemay, c’est là une belle occasion de positionner la Capitale-Nationale dans les grands mouvements de migration internationaux. «On est aujourd’hui à 3,8% de chômage dans la Capitale-Nationale. Le choc démographique atteint la grande région de Québec», a souligné M. Lemay pour démontrer l’urgence de la mission.

Ce manque de main-d’œuvre n’est pas encore assez prononcé pour que les entreprises d’ici commencent à refuser des contrats. Celles-ci ne veulent toutefois pas attendre que ça arrive pour agir. «Ça nous guette!», avertit Katie Denault, directrice RH est du Québec pour Génivar.
Une ville qu’on connait déjà bien
Plusieurs entrepreneurs qui ont participé à la première mission, le printemps passé, ont été surpris de voir à quel point les gens de l’extérieur connaissaient la ville de Québec. «La plupart des personnes rencontrées ont déjà fait des recherches pour connaître les conditions de vie dans la région, et certains ont même commencé à faire des démarches pour un éventuel déménagement», se sont étonnés les «missionnaires».
Il faut dire que le transfert de ces travailleurs est grandement facilité par le ministère de l’Immigration, qui fait aussi partie des partenaires dans cette campagne de recrutement. Pour les entreprises qui prennent part à cette mission, il ne s’agit pas vraiment d’une dépense. «Dès qu’une entreprise embauche deux personnes, ils peuvent dire qu’ils entrent dans leurs coûts», selon la directrice RH chez DMR, Annie Belisle. En plus, ces travailleurs qualifiés amènent souvent avec eux femme et enfants, une autre main-d’œuvre potentielle.

On estime que cette pénurie s’accentuera avec le départ massif de la main-d’œuvre vers la retraite et la baisse de la diplomation dans les secteurs de pointe, dont les technologies de l’information et le secteur du génie-conseil.

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