Le maire de Québec, Régis Labeaume, a lancé son ultimatum flanqué du vice-président du comité exécutif, Richard Côté et du directeur général de la Ville de Québec, Alain Marcoux. (Photo François Simard Québec Hebdo)
Le maire lance un ultimatum aux syndicats
Voulant avoir l'heure juste avant de finaliser le budget qui sera déposé d'ici la fin de l'année, le maire de Québec lance un ultimatum aux différents syndicats d'employés municipaux avec qui les négociations sont au point mort. Faute d'une entente avant le premier décembre, la Ville reverra ses offres à la baisse en annulant notamment les augmentations forfaitaires de 2% prévues pour 2007 et 2008.
Régis Labeaume ne cache pas que ce coup de semonce a pour objectif de forcer un retour à la table de négociations. Il espère d'ailleurs que les employés mettront de la pression sur les présidents des syndicats pour relancer les discussions.
«Ça prend juste un peu de bonne volonté et de sensibilité à l'égard des payeurs de taxes, affirme le maire. Nous avons choisi d'être derrière les contribuables et nous ne les laisserons pas tomber.»
Ce dernier assure qu'il n'est pas question qu'une éventuelle décision des arbitres dans les conflits avec les policiers et les pompiers, qui n'ont pas le droit de grève, serve de base pour tous les autres syndicats. «Le même jeu va revenir à la prochaine négo et il faut casser le moule, mentionne-t-il. Il faut que les dirigeants des villes soient inclus dans le processus. Les mettre de côté ça n'a pas d'allure.»
L'opposition est inquiète
Le chef de l'opposition, Alain Loubier, est plutôt sceptique face à la méthode du maire pour relancer les négociations. «Ça m'inquiète beaucoup cette approche de conflit ouvert avec les syndicats, souligne-t-il. On aurait aimé qu'on envoie un signal plus positif pour ramener les gens à la table.»
Ce dernier ajoute que la position des élus du RMQ lors d'un possible vote au conseil sur la proposition de Régis Labeaume et de son comité exécutif n'est pas encore arrêtée. «On va analyser ça à tête reposée», conclut-il.