Encore des élections!
Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée
Pas encore des élections, vous êtes-vous probablement dit en apprenant que Jean Charest pourrait, dès cette semaine, déclencher une campagne électorale qui nous amènerait aux urnes le 8 décembre.
Ma première réaction a été de penser qu’on n’avait pas besoin de dépenser 85 M$ pour une nouvelle élection. Puis, à la réflexion, les évènements récents m’ont amené à conclure qu’il était quasi impossible que des gouvernements minoritaires puissent nous mener bien loin dans le contexte économique actuel. En effet, un gouvernement minoritaire se voit souvent forcer de tant diluer ses politiques, qu’il finit par ne prendre aucune décision. Rappelez-vous, il y a quelques semaines à peine, les observateurs de la scène politique reprochaient au gouvernement Harper son immobilisme au cours des derniers mois de son premier mandat. Or, le résultat de la récente élection le condamnera à nouveau au surplace. En temps normal et de façon épisodique, élire un gouvernement minoritaire n’est pas trop dommageable. En temps de crise, cela peut toutefois s’avérer catastrophique. On ne peut tergiverser quand il faut prendre des décisions rapides même si, à l’occasion, elles sont impopulaires.
Si, après à peine 20 mois, Jean Charest décide d’aller en élections, le PQ et l’ADQ pourront se dire qu’ils l’ont grandement aidé à prendre et, surtout, à justifier sa décision. À titre d’exemple, la basse manœuvre qu’ils ont utilisée pour élire François Gendron comme président de l’Assemblée nationale (manœuvre dénoncée publiquement par Diane Lemieux, ex-députée et leader parlementaire du PQ) ne donnait sûrement pas un exemple de la collaboration dont ils disent faire preuve. Après un tel comportement, si vous étiez Jean Charest, leur feriez-vous confiance?
Il y a quelques chroniques, je fustigeais Stephen Harper de déclencher des élections. Pourquoi avoir une opinion différente maintenant? Les deux situations ne se comparent pas vraiment. D’abord, quand Stephen Harper a annoncé des élections, il n’y avait pas de crise financière. De plus, il déclenchait ces élections sans respecter la loi prévoyant la tenue d’élections à date fixe qu’il avait lui-même fait adopter. Pire encore, il nous faisait dépenser 300 M$ tout en déclarant prévoir être réélu de façon minoritaire! Si Jean Charest déclenche des élections la semaine prochaine en déclarant qu’il pense être minoritaire, je serai contre. Si, au contraire, il nous dit qu’il faut un gouvernement majoritaire pour diriger le Québec compte tenu du contexte économique actuel, je serai d’accord avec la tenue de cette élection. Il faut, en effet, que nous ayons un gouvernement majoritaire, pour faire face à la tempête qui s’annonce au cours des mois qui viennent.
Ce gouvernement majoritaire doit-il être libéral, péquiste ou adéquiste? À chaque parti de nous expliquer pourquoi nous devons lui faire confiance! Nous sommes suffisamment intelligents pour analyser les propositions qui seront faites et choisir ceux qui seront appelés à nous diriger au cours des quatre prochaines années.
Nicole Corbeil
Commentaire mis en ligne le 31 décembre 1969M. L'Abbé,
Quel chronique minable. Par souci de transparence, vous pourriez minimalement informer les lecteurs que vous êtes d'allégeance libérale. Comme les libéraux de Jean Charest, tout ce qui compte pour vous est de garder le pouvoir pour continuer de servir vos intérêts et ceux de vos amis.
Par vos propos démagogiques et dépourvus de vérités, vous contribuez directement à garder le Québec dans un état d'immobilisme. Vous êtes une honte à notre nation. Faites votre travail de journaliste pour lequel votre journal et votre station de radio vous paient et laissez la partisanerie aux partis politiques qui ont au moins le courage d'afficher clairement leur allégeances politiques.
Sincèrement,
Nicole Corbeil