Gueule sûre et mauvais perdant
L’attitude de notre premier ministre minoritaire lors de l’élection du président de l’assemblée nationale mardi dernier, s’est révélée rien de moins que déplorable sur le simple plan des civilités. M. Charest aurait dû savoir qu’en étant minoritaire, il était tout simplement normal que le choix d’un président puisse faire l’objet d’un simple consensus parmi les députés adversaires qui l’éliront.
Il semble bien par ailleurs, que s’il voulait avoir le droit de choisir seul le président, il devait simplement appeler des élections et les gagner. Il a préféré aussi depuis des mois un statu quo complètement négatif, en patinant allègrement entre les deux partis d’opposition.
Il y a trop de petits politiciens dans cette assemblée, j’ai hâte de voir apparaître des vrais hommes politiques. Quels que soient les coûts d’une élection générale en démocratie, ils seront toujours moindres que ceux-là occasionnés par les gestes négatifs et les omissions de petits politiciens cherchant à freiner la marche du Québec vers sa liberté.
André Marceau, Québec