Le peintre Jean Potvin présente les charmes de la nature de la région à la Galerie du Tracel du Centre d’art Maison Blanchette. (Photo Nicolas Bégin)
Jean Potvin peint les charmes naturels de Québec et ses environs
Pinceaux colorés d’huile et d’acrylique à la main, Jean Potvin a peint les charmes naturels de la capitale et de ses environs au cours de la dernière année. La région regorge de belles choses, mais encore faut-il prendre le temps de s’arrêter pour les remarquer, pense-t-il. <@Ri>Pas besoin d’aller si loin<@$>, titre de son exposition au Centre d’art Maison Blanchette de Cap-Rouge, résume bien la ligne conductrice de sa pensée créatrice.
Puisqu’il vante la beauté de la nature de Québec et ses environs, le peintre du quartier Montcalm a bien entendu puisé son inspiration sur le terrain. Un terrain où les gens ne prennent pas toujours le temps de s’arrêter ou d’admirer.
«Je me promène beaucoup, surtout à la fin de l’été et au début de l’automne, un peu l’hiver, dans des sentiers boisés, pas nécessairement connus, mais où on y trouve de belles choses», raconte-t-il.
«J’ai fait un croquis, j’ai pris plusieurs photos d’un même site, explique le sympathique peintre au sujet de sa démarche. Après, je regardais les photos qui cadraient le mieux avec ce que je voulais faire.»
On retrouve en fait une seul œuvre à caractère urbain dans la production de 33 toiles, soit une vue sur Lévis à partir de la terrasse Dufferin. Pour le reste, il faut entre autres penser à la falaise de Cap-Rouge, au mont Sainte-Anne, à des scènes de Duchesnay et de Charlevoix.
Jean Potvin a bien pris soin de représenter les quatre saisons, mais qu’importe la période de l’année, les couleurs respirent la vivacité. Les tons frappent et accrochent le regard dès le premier coup d’œil. C’est sans parler du jeu des formats auquel le peintre réussit très bien.
«Pour cette exposition, je voulais avoir un thème démontrant qu’autour ou à Québec, on peut avoir une belle nature, pense-t-il avec certitude. Si on fouille réellement dans les petits boisés où personne ne s’arrête, c’est là qu’on voit de belles choses. Nous sommes tellement habitués de vivre dans son milieu qu’on ne le voit plus.»
L’exposition «Pas besoin d’aller si loin» se terminera le 2 novembre prochain. Entre temps, on peut visiter la Galerie du Tracel du Centre d’art Maison Blanchette de Cap-Rouge aux heures d’ouverture.