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Représentativité proportionnelle souhaitée

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 16 octobre 2008 à 15:30
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Représentativité proportionnelle souhaitée
Les récentes élections fédérales font l'illustration, avec encore plus d'acuité, qu'il est temps que la classe politique réfléchisse à la nécessité d'instaurer une forme de représentativité proportionnelle des élus, en fonction de l'ensemble des votes exprimés. Moderniser le système politique pour qu'il reprenne un peu de lustre ne serait pas un luxe. Surtout que la démarche pourrait même favoriser un regain d'intérêt, à une époque où les taux de participation de cesse de décroître.

À cet égard, l'exercice du 14 octobre a vraiment de quoi inquiéter. Avec un taux de participation national avoisinant les 55 % seulement, il y a lieu de se questionner. Aux précédentes élections fédérales, on se préoccupait déjà de ce qu'environ 65 % des Canadiens en droit de voter s'étaient prévalus de ce privilège démocratique. Un recul de 10 % en deux ans, c'est énorme! Est-ce un résultat aussi prévisible en faveur d'un statu quo général qui a retenu les électeurs à la maison? Ou alors, est-ce encore ce cynisme ambiant qui continue de prendre de l'ampleur, alimenté par ces ragots de brasserie dont les échos résonnent jusque dans les lignes ouvertes?

Une piste de solution réside possiblement dans l'analyse du principe de représentativité proportionnelle, qui ferait en sorte que chaque vote émis compte réellement et serve au parti à qui l'électeur accorde son appui. En effet, il n'est pas rare d'entendre des citoyens désabusés déplorer que leur vote n'a pas eu d'impact sur le portrait politique. Dans le système actuel, on peut certes avoir l'impression que notre vote est gaspillé, lorsqu'il n'a pas servi à faire élire le candidat local ayant remporté la circonscription. Or, lorsqu'on considère qu'à peine un peu plus de la moitié de la population en âge de voter se rend à l'isoloir et que, de ce nombre, à peine un peu plus du tiers se prononce en faveur de l'élu, alors il y a de quoi s'interroger sur le degré de représentativité de notre système électoral.

Dans les circonscriptions de Québec, par exemple, il n'y a pas un seul des sept élus qui a remporté son élection avec plus de 50 % des voix exprimées. Sans rien enlever aux quatre députés conservateurs, aux deux bloquistes et à l'indépendant élus, il serait faux de croire qu'il n'y a aucun appui pour les libéraux, ni même le NPD ou le Parti vert à Québec, surtout que ces trois formations ont récolté en moyenne 35 % des suffrages. Il serait donc opportun, tant au fédéral qu'au provincial, qu'on réfléchisse à la possibilité que chaque vote compte réellement et donne à la fin de l'exercice électoral un nombre d'élus qui soit proportionnel aux votes exprimés. Et surtout, que cette réflexion ne reste pas un voeu pieux, qu'on ressort entre chaque élection dont le processus demeure inchangé parce qu'avantageux au parti en exercice du pouvoir…

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