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Hommage à des Beauportois émérites

Un brin d'histoire avec la Société d'art et d'histoire de Beauport

Article mis en ligne le 19 octobre 2008 à 15:30
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Hommage à des Beauportois émérites
Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry.
Hommage à des Beauportois émérites
Un brin d'histoire avec la Société d'art et d'histoire de Beauport
À la veille de célébrer, en 2009, le 375e anniversaire de la création de la seigneurie de Beauport, concédée à Robert Giffard, médecin, chirurgien et apothicaire en 1634 (voir notre article publié le 22 juin dernier), l’on constate que nombre de résidents de Beauport ont rayonné bien au-delà de leur lieu de naissance et contribué au développement de la Capitale et du Québec tout entier. Nous vous présentons quelques-uns de ceux-ci.
Marie-Catherine Peuvret, première seigneuresse de Nouvelle-France
Née à Québec le 13 janvier 1667, Marie-Catherine Peuvret épouse Ignace Juchereau Duchesnay à l’âge de 16 ans. Par cette union, elle devient la seigneuresse de Beauport, son époux ayant été désigné pour succéder à son oncle, Joseph Giffard. Marie-Catherine Peuvret donne naissance à 17 enfants, dont 11 sont encore vivants au décès de leur père en 1715. Devenue veuve, elle se charge seule des affaires seigneuriales plutôt que de confier, selon la coutume, la gestion de la seigneurie à son fils aîné. Elle choisit également de ne pas se remarier, ce qui lui assure l’entière autonomie de chef de famille. Soucieuse de conserver à ses filles leur titre de noblesse, elle prend soin de les établir au sein de ce groupe sélect en Nouvelle-France. Femme de caractère, elle mène fermement la seigneurie pendant 24 ans. Son fils Antoine lui succède, mais seulement après son décès en 1739.
La famille d’Irumberry de Salaberry
Né à Beauport le 4 juillet 1752, Ignace Michel Louis Antoine, fils de Michel de Salaberry et de Marie-Louise Juchereau Duchesnay de Saint-Denis, appartient par son père à une branche de la maison d'Irumberry en Navarre française. Avec son épouse, Françoise Catherine Hertel de Saint-François, il fonde la famille d’Irumberry de Salaberry. Officier dans l’armée et dans la milice, seigneur de La Guillaudière (Varennes), homme politique, juge de paix et fonctionnaire, Salaberry mène une brillante carrière militaire et politique. Il s’éteint en 1828. Né en 1778, son fils aîné Charles-Michel lui survit seulement un an. À 16 ans, il obtient une commission d’enseigne dans un bataillon du 60th Foot cantonné aux Antilles. Il gravit les échelons jusqu’à être promu lieutenant-colonel des Voltigeurs canadiens en 1813. À la tête d’une poignée d’hommes, il force la retraite de l’armée américaine sur la rivière Châteauguay. Cette bataille prend aussitôt l’aspect d’un mythe. Les Canadiens, commandés par un des leurs, ont démontré leur bravoure, leur valeur guerrière et leur loyauté en repoussant les Américains. À sa retraite, le héros de Châteauguay est nommé juge de paix du district de Québec en 1815. Il obtint pareille commission pour les districts de Montréal, de Trois-Rivières et de Saint-François en 1821, puis pour celui de Gaspé en 1824.
Étienne Parent, homme de lettres et patriote
Né à Beauport en 1802, Étienne Parent est journaliste, avocat, fonctionnaire et essayiste. De 1822 à 1825, il occupe le poste de rédacteur au journal Le Canadien, puis il est engagé pour rédiger la section française de La Gazette de Québec. En 1831, il relance Le Canadien avec pour devise «Notre langue, nos institutions, nos lois». Il a l’idée de former une association patriotique sous le patronage de Saint-Jean-Baptiste, qui sera fondée en 1834 par Ludger Duvernay. Alors que Louis-Joseph Papineau est le chef politique du parti patriote, on considère Étienne Parent comme son chef intellectuel, quoiqu’il condamne l’agitation et la violence. Parmi ses nombreuses fonctions, il est bibliothécaire, puis greffier de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada.
Simon-Napoléon Parent, maire de Québec et premier ministre
Natif de Beauport, l’avocat Simon-Napoléon Parent (1855-1920) cumule les fonctions de maire de Québec de 1894 à 1906 et de député provincial de Saint-Sauveur et premier ministre du Québec de 1900 à 1905. Il est surnommé le «maire des grands travaux». La création du parc Victoria, l’ouverture de la première bibliothèque publique de Québec, la construction de l’Hôtel de Ville et la mise en service des tramways électriques figurent parmi ses nombreuses réalisations.
Joseph-Édouard Bédard, philanthrope et homme politique
Né à Beauport, Joseph-Édouard Bédard (1845-1927) est admis au Barreau en 1868. Il est élu maire de Beauport de 1890 à 1895. À la fin de ce mandat, il s’associe à François Parent et d’autres hommes d’affaires pour fonder la Brasserie de Beauport. Installée dans l’ancien moulin Brown, l’entreprise produit de la bière et du porter jusqu’en 1910. En 1907, l’école Saint-Édouard est bâtie grâce à une donation de Bédard et de son épouse, Adéline Bélanger. Avec Edmond Giroux, il a également donné un terrain pour la construction du manège militaire de Beauport.

* (Collaboration Paul Labrecque et Denyse Légaré, avec la participation de la SAHB)

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