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Comprendre la nature à la chasse aux papillons

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Article mis en ligne le 14 octobre 2008 à 12:38
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Comprendre la nature à la chasse aux papillons
«Maintenant, quand je fais une randonnée, et que je vois une plante dont les feuilles sont rongées, je ne peux pas m’empêcher de regarder s’il y a une chenille en dessous...» – Pascal Rochette, néophyte des papillons, qui a participé à une importante recherche sur la chenille et les papillons en Équateur.
Comprendre la nature à la chasse aux papillons
Pascal Rochette a participé à un important projet de recherche sur les papillons dans les Andes. Pourtant, il ne connaît rien à ces insectes volants issus d'une chrysalide.
«Je connaissais la base : qu’une chenille devient un papillon; mais c’est à peu près tout», explique l’ingénieur mécanique, de l’Aluminerie Alcoa de Deschambault, qui a participé au projet «Chasse aux papillons», en Équateur, du 18 au 28 juillet dernier. Le résident, de 32 ans, de Saint-Augustin, père de deux jeunes enfants, a participé à des travaux de recherche scientifique sur les chenilles et les papillons avec des chercheurs des grandes universités du monde.

C’est l’institut international Earthwatch qui l’y a envoyé. Cet organisme environnemental à but non lucratif incite et aide «monsieur et madame Tout-le-Monde » à participer concrètement à des recherches environnementales. Les équipes d’Earthwatch sont composées de professeurs, de retraités, d’électriciens, etc. qui désirent faire leur part pour l’environnement.

«Quelle est la relation entre ton travail dans une grande entreprise manufacturière et les chenilles, me demandent les gens? Pourquoi participer à une recherche sur les insectes des forêts tropicales? Ce sont des questions auxquelles j’ai eu à répondre souvent, souligne Pascal Rochette. Le but est d'acquérir des connaissances pour comprendre la nature et, éventuellement, la préserver. Dans plusieurs écosystèmes, les chenilles mangent plus que tous les autres herbivores réunis. Mieux les connaître peut donc aider à prémunir les grandes cultures (luzerne, bananes, etc.) qu’elles affectent. On pourrait, dans ce cas-ci, utiliser les connaissances pour faire une lutte biologique efficace à des pestes.»

«Les gens qui participent à ces voyages reviennent encore plus conscientisés à l’environnement; que tout est inter relié sur la planète. Ils influencent dès lors leur entourage», estime Marie Morneau d’ARP Communication.

Quinze employés d’Alcoa ont participé, au cours de la dernière année, grâce au partenariat de l’entreprise avec l’Institut Earthwatch, à des projets de recherche un peu partout dans le monde.

«N’importe qui peut s’engager pour l’environnement. On n’a pas besoin d’être un super héros ou un spécialiste. Pendant mon séjour, nous avons découvert deux nouvelles espèces de chenilles non répertoriées!», illustre M. Rochette.

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