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Soulager le portefeuille et la planète en coupant son gaz avec de l’eau…

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Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 13:06
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Soulager le portefeuille et la planète en coupant son gaz avec de l’eau…
«La communauté scientifique est fermée à ces nouvelles idées de patenteux qui défient toute logique. Pourtant, les frères Wright, avant de devenir les pères de l’aviation, réparaient des vélos…» – Christian Duchesne.
Soulager le portefeuille et la planète en coupant son gaz avec de l’eau…
Un dispositif simple à installer, de quelques centaines de dollars au maximum, pourrait améliorer les performances de votre véhicule, nettoyer le moteur, diminuer les émissions polluantes, jusqu’à 90%, et réduire votre consommation de carburants de 10, 20 voire 60%. Si le système Pantone et ses dérivés sont si merveilleux; pourquoi ne sont-ils pas de série sur tous les moteurs?
Le procédé breveté par l’Américain Paul Pantone dans les années 90, pour les moteurs à carburateurs, et modifier par le Français Antoine Gillier en 2001, pour les moteurs diesel, est actuellement en usage sur une soixantaine de véhicules en France avec des résultats probants.

Sans avoir à toucher au moteur, on ajoute un module qui, grâce aux gaz d’échappement, réchauffe de l’eau pour la transformer en vapeur. Elle sera ensuite incluse à l’admission d’air du moteur. En France, la municipalité de Vitry sur Orne, en Lorraine, l’a installé sur un de ses véhicules municipaux. La Chambre agricole du département de l'Aisne, qui en fait la promotion chez ses membres, a comparé les performances de deux tracteurs identiques dont un muni du dispositif Gillier-Pantone. Le second consommerait jusqu’à 25% de carburant en moins.

Christian Duchesne, a monté le système Pantone sur six tondeuses. Le résident de Loretteville, qui a enseigné l’électronique, l’électricité et l’électromécanique, estime avoir été très précis dans ses calculs sur l’évolution subséquente de la consommation d’essence. Il évalue une diminution de 7% et une élimination presque totale de la pollution atmosphérique. «C’est quand même incroyable qu’une modification aussi simple, d’une centaine de dollars, puisse entrainer des résultats supérieurs au travail de milliers d’ingénieurs sur l’optimisation des modèles de carburateurs.» Il ne remet pas en question qu’une modification plus précise puisse entraîner jusqu’à 60% de réduction de consommation d’essence.
Des patenteux en avance sur la science
«J’avoue que le principe d’ajouter de l’eau à l’essence pour améliorer la performance du moteur est étrange et défie toute logique.
Il se produit un phénomène entre le feu et l’eau qu’on ne comprend pas vraiment. Il y a des dogmes en physique fondamentale et tu ne peux pas toucher à ça. La communauté scientifique est fermée à ces nouvelles idées de patenteux qui défient toute logique. Pourtant, les frères Wright, avant de devenir les pères de l’aviation, réparaient des vélos…»

Alain De Champlain, professeur-chercheur au département de génie mécanique de l’Université Laval se fait plus nuancé: «Je suis d’accord jusqu’à un certain point avec le fait que la communauté scientifique est parfois fermée. Je ne rejette pas les prétentions du procédé Pantone. Mais s’il fallait faire des recherches sur toutes les patentes qu’on nous présente; on n’en sortirait pas. Il y a peut-être certains scientifiques qui rejettent les idées qui ne viennent pas de la communauté scientifique; mais ce n’est pas la majorité.»

Pierre Langlois, dont le livre Rouler sans pétrole

sortira à la fin octobre, s’est penché sur le procédé Gillier–Pantone: «Le processus n’est pas nouveau. Déjà dans les années 30, des agriculteurs utilisaient un système semblable pour donner plus de puissance à leur tracteur. M. Gillier, que j’ai rencontré en France est lui-même agriculteur. Il cherchait depuis des années à diminuer la fumée noire qui sortait de son tracteur. Il a modifié le procédé Pantone pour l’installer sur son tracteur en 2001. À sa grande surprise, les odeurs disparaissent. En plaçant un mouchoir à la sortie du pot d’échappement, le mouchoir demeure blanc! On a constaté une diminution de 82% de l’opacité des émanations et de 36% de la consommation d’essence lorsque le tracteur était à bonne charge.»
Des données inconnues
M. Langlois ajoute toutefois un bémol: «Le procédé est souvent installé sur de vieux véhicules.
À la municipalité de Vitry sur Orne, c’est sur un modèle de 1993.

Il n’est pas démontré du tout que l’on obtiendrait des résultats similaires sur les véhicules les plus récents qui ont vécu toutes sortes de raffinement et d’ajustement.»

Monsieur Duchesne a lui aussi certaines réserves sur le procédé Pantone: «Toutes les études effectuées sur le système démontrent une diminution des rejets de dioxyde et de monoxyde de carbone, mais certains tests dénotent une augmentation de l’oxyde de soufre. L’oxyde de soufre est beaucoup plus néfaste que le Co2. J’ai aussi personnellement constaté que l’eau utilisée dans le processus devenait éventuellement laiteuse. Quand elle devenait trop blanche, le moteur perdait de la puissance, il fallait la changer. Je suis persuadé qu’il y a transfert de la pollution de l’air à l’eau. Et s’il faut éventuellement disposer de l’eau souillée des véhicules, comme pour les huiles usées, je ne crois pas qu’un gain de 7% en consommation soit au total rentable pour l’environnement.»

Mais tout de même, pourquoi ce système n’est-il pas plus connu? «C’est la grande question, estime M. Langlois. Scientifiquement, tu n’entres pas de l’air chaud humide dans un moteur, ça va contre toute logique. Mais ça marche! Ce n’est pas la première idée géniale que la science et l’industrie boudent. L’idée de dopage à l’eau n’est pas sortie d’un laboratoire privé ou du milieu scientifique; ça vient de bricoleurs. Il y a des centaines de personnes qui l’ont essayé. Il faut avoir la décence de procéder à des vérifications solides en laboratoire.»
Pour plus d’infos: www.econologie.com ou web.mac.com/pierrelanglois/iWeb/PLanglois-PCA/Bienvenue.html

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Gilles Monette

Commentaire mis en ligne le 31 décembre 2008
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