Les deux organisatrices du débat à l'école secondaire De Rochebelle, Matilde Bois et Margot Fortin.(Photo François Simard Québec Hebdo)
Qui a dit que la politique n'intéressait pas les jeunes ?
Les élèves de l'école De Rochebelle accueillent quatre candidats pour un débat
C'est devenu une tradition ; les élèves de l'école secondaire De Rochebelle ont reçu, mercredi dernier, des candidats des principaux partis en lice à l'élection fédérale du 14 octobre à l'exception du Parti conservateur qui a refusé l'invitation. Et même si les jeunes spectateurs devront attendre encore quelques années avant de pouvoir déposer leur premier bulletin dans l'urne, le débat n'a pas été terne pour autant.
«On s'intéresse beaucoup à la politique et on en traite dans nos cours, explique Matilde Bois, une des deux organisatrices du débat. Nous trouvons important que les jeunes qui vont voter dans deux ou trois ans soient conscients des enjeux de la présente campagne.»
L'enthousiasme démontré par les jeunes qui avaient rempli l'auditorium avait en effet de quoi faire taire ceux qui taxent les jeunes d'être désintéressés de la politique. Tous les élèves de 4e et 5e secondaire du programme d'éducation internationale étaient présents.
«Nous voulons combattre un certain cynisme par rapport à l'implication des jeunes», mentionne Margot Fortin, deuxième membre du duo d'organisatrices, déplorant l'absence du député sortant et candidat conservateur Luc Harvey.
Le débat opposait donc trois des candidats de Louis-Hébert soit Jean Beaupré (PLQ), Denis Blanchette (NPD) et Pascal-Pierre Paillé (Bloc Québécois). Le Parti vert avait délégué son candidat dans Québec, Yonnel Bonaventure.
Les quatre invités devaient répondre à des questions préparées par les élèves dans le cadre de leur cours d'histoire. Ils ont été interrogés sur six enjeux les touchant particulièrement soit l'environnement, la culture, l'économie, la place du Québec sur la scène fédérale et internationale, la politique internationale et les questions morales soulevées par certaines politiques fédérales.
Sans revenir sur les arguments des différents candidats, mentionnons que les échanges ont été fort respectueux et intéressants. Bref, un débat scolaire qui n'avait rien à envier à bien des débats présentés dans les médias ou sur d'autres tribunes.