S'il est élu, Jacques Legros aimerait faire de l'Île d'Orléans une île biologique afin qu'elle redevienne le jardin de Québec.
- (Photo Marc Cochrane)
L'environnement, c'est toute la vie de Jacques Legros
Pour Jacques Legros, la planète est malade et une des bonnes façons de la guérir c'est de mettre en pratique le programme du Parti vert du Canada (PVC) qu'il représente dans Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord en vue des élections fédérales du 14 octobre.
Fils d'un amérindien de la région de Salaberry-de-Valleyfield, ce métis de 49 ans a appris le respect de l'environnement et des animaux dès son jeune âge. Après avoir vécu sur la Côte-Nord et dans Charlevoix, M. Legros s'est installé à l'Île d'Orléans où il opère la ferme Au goût d'autrefois depuis une dizaine d'années, à Sainte-Famille.
«À 17 ans, je me suis rendu sur la Côte-Nord pour suivre une formation en aménagement et en gestion de la faune. Puis, j'ai opéré une petite ferme à Saint-Agnès dans Charlevoix avant de m'installer à l'Île d'Orléans. J'ai aussi fondé une organisation en intervention faunique sans but lucratif qui comptait quatre succursales en province. Comme directeur général de la Fédération québécoise des ZEC, j'ai également œuvré sur le dossier du confinement obligatoire des oiseaux d'élevage au Québec», souligne le candidat.
Le déclic
«On a gagné notre point contre le gouvernement. Nos oiseaux peuvent dorénavant rester au soleil. Cette victoire m'a donné confiance dans la politique et sur la capacité d'un individu à faire changer quelque chose. Ça m'a motivé à me présenter pour le Parti vert», ajoute M. Legros. Un des événements qui a bouleversé sa vie s'est produit en 2007 alors qu'il agissait comme délégué du Canada aux conférences sur le réchauffement climatique présentées en marge de l'Organisation des Nations Unies, à Bali, en Indonésie.
«Durant un mois, je me suis informé au sujet des impacts du réchauffement climatique sur notre planète et ça m'a pris trois mois à m'en remettre. C'est beaucoup plus grave que ce que l'on pense. Les grands pays développent des politiques où les compagnies pétrolières font leur chou gras, comme l'éthanol qui a l'effet inverse et réchauffe la planète», soutient le fermier de Sainte-Famille au nombre des six agriculteurs de l'Île d'Orléans qui sont montés au front face au projet de port méthanier à Lévis.