Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le transport collectif, d’abord une question d’argent

Article mis en ligne le 23 septembre 2008 à 17:58
Soyez le premier à commenter cet article
Le transport collectif, d’abord une question d’argent
On connaît le rôle social du transport collectif : permettre à ceux qui n’ont pas de voiture de se déplacer. On connaît son rôle environnemental : enlever de nos routes des automobiles polluantes. Mais la meilleure raison, la plus déterminante, pour développer le transport collectif, c’est de faire de Québec une ville plus prospère, plus dynamique, plus compétitive.

La semaine dernière, les médias faisaient état de la décision de la Ville de limiter le développement de Sainte-Foy en raison de la saturation du réseau routier autour du boulevard Laurier. Pour éviter que la circulation ne devienne insoutenable, la solution retenue a été de limiter la taille des édifices, donc de limiter les investissements. On souhaite aussi développer ailleurs pour étaler les problèmes de circulation. (Mais qui dit que les investisseurs vont suivre ?) Malheureusement, jamais l’option de l’amélioration du transport en commun ne semble avoir été envisagée par les autorités.

Pourtant, le meilleur outil pour réduire la congestion, c’est le transport collectif. Celui-ci permet de multiplier la capacité du réseau routier. Ainsi, un autobus remplace quarante voitures. Encore mieux, une seule ligne d’un système léger sur rail permet de transporter autant de passagers qu’un boulevard urbain de huit voies. Cela signifie qu’en aménageant un système léger sur rail sur le terre-plein du boulevard Laurier, jumelé à un bon lien avec la Rive-Sud, la capacité de l’artère serait doublée. Avec une telle infrastructure, plus besoin d’empêcher les investissements !

En plus de ces investissements perdus, les bouchons de circulation ont un coût économique important en perte de temps. Selon Transport Canada, en 2006, la congestion automobile a coûté environ 50 millions de dollars juste dans la région de Québec. De son côté, le transport collectif fluidifie la circulation en plus d’élargir le bassin de main-d’œuvre et de clients pour les entreprises.

Lorsqu’une ville veut prospérer économiquement, elle a besoin de l’oxygène que procure un réseau de transport en commun rapide et efficace. C’est à la foi une question d’efficacité, de qualité de vie et d’image. Les villes ambitieuses comprennent qu’en se dotant d’infrastructures performantes, elles investissent dans leur prospérité. Minneapolis, Lyon, Boston, Portland sont toutes des villes en forte croissance qui se démarquent par leur investissement dans le transport collectif.

La région de Québec, pour demeurer concurrentielle dans l’économie du 21e siècle, doit rapidement prendre le virage des transports collectifs et actifs. Des investissements de plusieurs milliards seront nécessaires dans les trente prochaines années pour se défaire de notre dépendance à l’automobile et au pétrole. Il faudra se doter d’un plan de match clair qui voit à long terme. Une volonté ferme des décideurs de prioriser le transport collectif est essentielle. Québec se doit de faire ses choix pour préserver sa qualité de vie et sa compétitivité.

Tout ça a d’autant plus de poids quand le litre d’essence frôle 1,50 $...
Christian Savard

Président d’Accès transports viables

Québec

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non