La candidate péquiste Françoise Mercure entend mettre sa crédibilité et son influence au service des gens de Jean-Talon. (Photo François Simard Québec Hebdo)
La suite logique d’une carrière dédiée à la région
Le saut dans l’arène politique est tout naturel pour Françoise Mercure
Le saut dans l’arène politique à l’occasion de l’élection partielle dans Jean-Talon représente, pour la candidate péquiste Françoise Mercure, la suite logique d’une carrière consacrée en grande partie au développement de la capitale à travers différentes instances. «Je suis engagée depuis 20 ans dans la région et j’ai un attachement profond pour Québec, explique-t-elle. La prochaine étape serait pour moi d’être élue à l’Assemblée nationale et de pouvoir faire bouger les choses au sein d’un gouvernement.»
Françoise Mercure, connue notamment pour son travail à la Chambre de commerce de Québec et à l’Office du tourisme, se décrit comme une femme solidement ancrée dans la capitale qui est bien au fait des ses réalités et de ses particularités. «Je veux mettre ma crédibilité et mon influence à profit pour faire avancer des dossiers qui profiteront aux citoyens de Jean-Talon, mais aussi de toute la région», affirme-t-elle.
Cette dernière souhaite entre autres que le gouvernement investisse davantage dans l’économie du savoir et qu’un capital de risque soit disponible pour assurer une suite aux travaux menés dans nos nombreux centres de recherche. «Nous avons deux joyaux dans le comté soit l’Université Laval et le Centre de recherche du CHUL et il faut leur donner les outils qui leur permettront de se développer à leur plein potentiel», mentionne-t-elle.
La candidate veut aussi que les citoyens puissent profiter d’infrastructures culturelles et sportives modernes. Elle verrait d’ailleurs d’un bon œil la construction d’un toit et d’estrades à l’anneau de glace Gaétan-Boucher ce qui permettrait d’accueillir des compétitions internationales. Et dans une perspective plus locale, elle appuie le projet de doter le cégep F.-X. Garneau d’une surface synthétique pour le football et le soccer.
Sensible à l’amélioration du transport en commun et du réseau de pistes cyclables, elle espère aussi que la Promenade Samuel-De Champlain sera prolongée jusqu’à la Plage Jacques-Cartier à l’ouest et jusqu’au Vieux-Port à l’est. «C’était le projet du PQ au départ, mais il a été charcuté des deux tiers par les Libéraux», rappelle-t-elle.
Cette dernière se dit interpellée par l’avenir de l’arrondissement historique de Sillery et elle est en faveur du projet de parc linéaire qui serait aménagé le long de la falaise. «Ce n’est pas incompatible avec un certain développement dans le secteur, estime-t-elle. Il y a moyen de satisfaire tous les intérêts.»
Françoise Mercure ne cache pas que le défi d’affronter un ministre dans ce qui est considéré comme un château fort libéral représente tout un défi. «Mais les gens ont tendance à oublier que le Parti québécois a toujours eu une bonne base dans Jean-Talon, soutient-elle toutefois. Les résultats des derniers scrutins ont été assez serrés.»
Elle estime que cette élection partielle est une excellente occasion pour les citoyens d’envoyer un message clair. «Le gouvernement minoritaire n’a pas livré la marchandise dans la région et il est temps de passer à autre chose», lance-t-elle.