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Les commerçants de la rue Roussin à bout de nerfs

Le conseiller de Lac-Saint-Charles somme la Ville d’agir

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 19 septembre 2008 à 13:34
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Les commerçants de la rue Roussin à bout de nerfs
Richard Drolet a un projet de centre commercial sur son terrain, mais la Ville tarde à se pencher sur son cas. Une entente de 10 ans avec CarQuest et un autre bail à long terme en poche, il pourrait toutefois être dans l’obligation d’oublier son projet. (Photo Luc Fournier)
Les commerçants de la rue Roussin à bout de nerfs
Le conseiller de Lac-Saint-Charles somme la Ville d’agir
Les quelques commerces de la rue Roussin, à Lac-Saint-Charles, en ont ras-le-bol d’attendre après la Ville pour obtenir les permis qu’ils demandent afin d’entreprendre des travaux d’agrandissement. En tout, c’est près de 5 M$ d’investissement qui partiraient en fumée. Craignant que ces commerces soient situés en zone inondable, la Ville hésite à donner son accord dans ce dossier. Les commerçants assurent que le remblaiement fait en 1999 fait en sorte que ces terres ne sont plus inondables.
À lui seul, Richard Drolet, d’Automobile Saint-Charles, est en voie de perdre un contrat de 1,5 M$. Son intention de construire un petit centre commercial aux abords de l’avenue du Lac-Saint-Charles n’a pas eu d’écho au conseil de Ville. Questionné sur le dossier au dernier conseil de Ville, François Picard, vice-président du comité exécutif et responsable de l’aménagement du territoire et de l’ingénierie à la Ville de Québec a rejeté le projet de M. Drolet d’agrandir… «sa cour à scrappe». Pourtant, il n’en est rien, et le propriétaire de l’entreprise de recyclage automobile croit que c’est bien la preuve que le rapport préparé par Jacques Teasdale, le conseiller du district de Lac-Saint-Charles, sur la situation de la rue Roussin n’a pas été lu à la Ville.

Pourtant, Daniel Lessard, ingénieur à la Ville, aurait appelé au début de l’été les gens des zones inondables pour leur dire que c’était positif, que la Ville avait de bonnes nouvelles pour eux et qu’une rencontre devait avoir lieu sous peu. Toutefois, Alain Thériault, alors directeur de l’arrondissement de La Hautes-Saint-Charles, aurait refusé de rencontrer les commerçants. Jacques Teasdale a d’ailleurs communiqué à quelques reprises avec Alain Marcoux, directeur général de la Ville de Québec. Les lettres et courriels sont demeurés sans réponse. «Il existe un rapport et il est caché sur les tablettes. On ne veut pas me le donner», fustige le conseiller.
Des investissements majeurs avortés
Cette situation qui perdure depuis quatre ans exaspère les commerçants et le conseiller du district. «On est administré par des chaudrons. Ça fait quatre ans que je pile sur mon orgueil, imagines-tu comment il doit être écrasé?», a lancé M. Drolet lors d’une conférence de presse.

Même son de cloche du côté de Richard Samson, copropriétaire de Pelouse intermodale, qui croit que la Ville est de mauvaise foi. «De dire que Richard (Drolet) voulait agrandir sa cour à scrappe, c’est de la propagande. Même chose quand ils disent que les commerçants de la rue Roussin sont tous des pollueurs. Mon entreprise fait de l’aménagement paysager et on ramasse souvent des feuilles. On les recycle pour en faire du compost. C’est ce qu’ils veulent que les citoyens fassent, et nous, on le fait à une plus grande échelle. Je ne vois pas où est le problème.» Richard Samson souhaite agrandir son entreprise de 300 à 400%. «On est tu assez fou pour se construire si c’est dangereux? On n’est pas des maillets!», a-t-il ajouté.

Selon eux, certains commerçants auraient déjà déménagé leurs pénates, ne pouvant plus s’agrandir. «La Ville crache sur un investissement de 5 M$ qui va rapporter beaucoup en taxe, souligne le conseiller de Lac-Saint-Charles. Il y a des gens très verts qui sont puissants.»

Les commerçants de la rue se sont même dits prêts à signer une décharge qui écarterait la Ville de toute responsabilité advenant une inondation.

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