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Dame Nature a pourtant tout fait

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 20 septembre 2008 à 13:33
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Dame Nature a pourtant tout fait
Vous en conviendrez, l'été 2008 ne passera pas à l'histoire. Pluvieux, nuageux, frisquet et venteux sont certainement les qualificatifs les plus utilisés par les météorologues, pris à partie plus souvent qu'à leur tour par une population qui en avait ras le bol de se faire pleurnicher sur la tête par une Dame Nature en pleine dépression post-partum.
Le malheur des uns faisant plus souvent qu'autrement le bonheur des autres, tout portait à croire que le temps maussade allait favoriser l'achalandage dans les complexes cinématographiques. Mais il en fut tout autrement… Avec des recettes totales de 76 857 251$, les salles de cinéma et les ciné-parcs du Québec ont vu leurs recettes estivales dégringoler de 4,1 % par rapport à celles enregistrées en 2007. Si ce n'est pas la faute à Dame Nature, à qui les propriétaires doivent-ils jeter la pierre?

À la qualité des films? Pas vraiment. Comme c'est le cas chaque été, les mégacomplexes ont vu se succéder sur leurs écrans bon nombre de vedettes hollywoodiennes à l'affiche dans de grandes productions réalisées à coups de millions de dollars. The Dark Knight (8 278 425 $), Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (5 637 936 $) et Iron Man (4 759 448 $) n'en sont que quelques exemples, eux qui furent les trois films les plus populaires de l'été 2008.

Est-ce le trop peu de productions québécoises? Encore là, difficile de blâmer les films à l'affiche. Bien que 2008 ne fut pas une grande année, n'en demeure pas moins que certains longs-métrages ont su tirer leur épingle du jeu. Il suffit de penser à Cruising Bar 2 et Un été sans point ni coup sûr, qui ont amassé respectivement 3 444 491 $ et 795 670 $.

Peut-être est-ce à cause du 400e? Si cette option peut servir d'excuse aux propriétaires de salles de la capitale nationale, il est difficile de croire que les régions éloignées ont pu souffrir de nos célébrations. Et comme la baisse d'achalandage est généralisée, l'argument ne tient tout simplement pas.

Trop peu de productions présentées en version originale? Ceux qui me connaissent ainsi que les habitués de cette chronique savent que j'adorerais que ce soit là la réponse à la baisse de l'achalandage. La faible proportion de V.O.A., notamment dans une capitale comme Québec, a de quoi susciter de grandes interrogations dans une société qui prône le bilinguisme. Mais comme dans le cas précédent, la baisse de fréquentation ne peut résulter uniquement de ce qui se passe ici.

Mais diantre, à qui la faute? À moins que ce soit les coûts onéreux des billets, du popcorn humide et des boissons gazeuses à saveur de glace fondue...

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