Alain Loubier a fait bonne impression à son premier conseil municipal en tant que chef de l'opposition officielle. (Photo François Simard Québec Hebdo)
Une rentrée réussie pour Alain Loubier
La rentrée d'Alain Loubier comme nouveau chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville s'est faite sans trop d'étincelles malgré des échanges francs avec le maire Régis Labeaume, notamment sur le financement du fameux fonds sur les événements qui a fait couler beaucoup d'encre depuis la semaine dernière. «Nous accueillons favorablement le fonds mais nous avons de sérieuses réserves à l'égard d'une taxe pour le financer, soutient-il. C'est la dernière des solutions à envisager.»
Tout juste avant le début de la séance, Alain Loubier avait dit vouloir adopter un ton positif et constructif et il a respecté son plan de match à la lettre. Ses questions pertinentes ont permis d'éclaircir certaines zones grises concernant le fonds que veut mettre sur pied le maire de Québec pour financer de grands événements à Québec.
«Jamais nous n'avons dit qu'il y aurait une taxe, précise le maire quant au financement du fonds. Mais il faut que toutes les options soient examinées en collaboration avec tous les acteurs concernée.»
Le chef de l'opposition invite le maire de Québec à faire preuve d'imagination et d'audace dans ses choix. «Il pourrait y avoir prélèvement d'une redevance sur les surplus générés par les grands événements ou encore sur les droits de télédiffusion, suggère-t-il. On pourrait aussi regarder du côté des commandites privées.»
Régis Labeaume dit ne fermer aucune porte et il assure qu'il est en contact avec les gens du milieu que ce soit les restaurateurs, les hôteliers ou les représentants de l'Office du tourisme de Québec dont certaines façons de faire pourraient être revues. «Il y a une volonté forte des gens d'aller plus loin avec l'été magique que nous avons connu, souligne-t-il. Les gens sont fiers et la perception de notre ville a dramatiquement changé. On est maintenant vus comme une ville festive.»
Se référant à une déclaration du maire qui disait vouloir agir rapidement, la conseillère Anne Beaulieu demande au maire de faire preuve de patience et de prendre le temps de bien analyser toutes les options. «Chacun a sa vitesse, répond Régis Labeaume. Si on n'avait pas agi rapidement pour redresser la situation au 400e en début d'année, on aurait eu une catastrophe dont Québec aurait eu du mal à se remettre pour les 25 prochaines années.»
Ce dernier a exhorté ses collègues du conseil d'éviter de faire peur aux gens et de tenter de faire des gains politiques sur la question de la taxe. «Soyons solidaires parce que ce n'est pas ce qui va changer le résultat des prochaines élections», affirme-t-il.