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Sam Hamad lève le voile sur l'Entente spécifique sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. (Vidéo Frédérick Masson/Québec Hebdo)
Près de 700 000 $ pour contrer la pauvreté et l'exclusion sociale
Le Centre Durocher était l'hôte d'une annonce importante cette semaine alors qu'on y a dévoilé tous les détails de l'Entente spécifique sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, laquelle se traduira par un investissement global de 696 155 $ dans la région de la Capitale-Nationale.
Selon ladite entente, cinq territoires de la région immédiate de Québec pourront profiter d'une aide financière. Il s'agit de l'arrondissement de Limoilou, des quartiers Saint-Sauveur (La Cité) et Giffard-Montmorency (Beauport), de même que des MRC de Charlevoix-Est et de Portneuf. Des centres qui, selon les évaluations, présentent un degré de défavorisation élevé.
S'inscrivant dans le cadre d'une démarche d'approche territoriale intégrée (ATI), telle que préconisée par le Plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, l'entente résulte de l'union de plusieurs forces. Ainsi, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale y injectera 215 750 $ et l'Agence de la santé et des services sociaux 120 405 $. La Conférence régionale des élus, Centraide et le Forum jeunesse verseront pour leur part 120 000 $ chacun dans la réalisation de cet accord d'une durée de trois ans.
En faisant front commun, les partenaires de l'entente innovent et souhaitent soutenir les milieux défavorisés de la région de façon à ce que les organismes qui y interviennent disposent des moyens nécessaires pour travailler davantage ensemble.
«En mobilisant les forces vives des milieux plus touchés par cette réalité, nous serons en mesure d'améliorer la qualité de vie de nos concitoyens, de mentionner le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad. Bien que nous ayons enregistré des progrès considérables au cours des dernières années, nous sommes déterminés à poursuivre sur cette voie pour faire du Québec l'une des nations industrialisées où l'on compte le moins de personnes en situation de pauvreté.»
Poursuivant sur le même élan, la vice-présidente de la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale et conseillère du district Saint-Sauveur, Louise Lapointe, explique que cette annonce se veut un véritable engagement envers les populations les plus vulnérables de la région.
«En plus d'affirmer notre conviction que ces communautés portent en elles les moyens de briser la dépendance et de sortir de la pauvreté, l'entente innove en mettant des ressources au service de plans d'action concertés qui répondent à la diversité des réalités territoriales. La pauvreté urbaine diffère en effet de celle des milieux ruraux, ce qui suppose que nous devons adapter nos interventions et faire preuve de plus de souplesse.»