Rabaska et les 5 à 7
Il est normal qu’un groupe d’action environnementale invite ses sympathisants à une activité de 5 à 7 sur le thème de l’énergie. Encore plus naturel, la participation d’un conférencier ancien haut-fonctionnaire québécois, diplômé, candidat de plusieurs partis politiques, faisant partager dans une atmosphère conviviale ses connaissances à l'égard des enjeux énergétiques du Canada.
C’est dans ce cadre qu’on rapporte les déclarations de Denis L’Homme, au sujet du chapitre 6 de l'Accord de libre échange nord-américain (la clause de proportionnalité énergétique, en cas de crise énergétique).
Est-il normal que deux partenaires commerciaux, partageant la plus grande frontière commune et ayant des relations ancestrales, n’aient pas prévu des accords en cas de problèmes mondiaux comme l’approvisionnement énergétique? Globalement les échanges entre le Canada et les États-Unis se résume à : l’Ouest du Canada exporte des hydrocarbures et l’Est en importe.
Nous savons que les combustibles fossiles sont encore là pour un certain temps et que les analystes prédicateurs d’avenir auront beaucoup d’espace pour anticiper des scénarios politico-économiques entre le projet Rabaska, les États-Unis, La Russie et le Canada. Actuellement les exemples d’interruption de livraison de gaz rapportés par les Anti-Rabaska impliquaient des problèmes de paiement de la marchandise. Ce qui n’est pas rare même ici dans la vie de tous les jours.
Ironiquement, en appliquant la suggestion des chercheurs Laxer et Dillon, relativement au gel au niveau actuel de la livraison de gaz au États-Unis, il serait difficile d’ignorer que cela perturberait l’approvisionnement dans l’Est du Canada pour augmenter de moins de 10 ans seulement l’échéance des réserves connues.
Ce scénario rapporté par M. L’homme n’est probablement pas le meilleur. Notre problème actuel est notre dépendance d’une seule source d’approvisionnement en gaz de l’Ouest-Canadien qui sera épuisée dans moins de 10 ans. Mais par contre, le scénario qui nous permettrait une meilleur adaptation à une situation d’approvisionnement en gaz, à la diversification de nos sources d’énergie et qui nous ferait connaitre un nouveau partenaire commercial est le projet de port méthanier Rabaska. Évidemment, cela n’a pas dû être retenu comme option lors du dernier 5 à 7.
Richard Tremblay, Lévis
Lise Thibault
Commentaire mis en ligne le 14 septembre 2008À l'attention du responsable de ces pages :
Bonjour,
J'aimerais proposer un autre titre au texte que je viens de vous envoyer en réponse à M. Richard tremplay, si celà vous est possible :
Nouveau titre :
Comprenez-vous bien les textes que vous signez, M. Tremblay ?