Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Première étude québécoise sur les blogueurs politiques

Des citoyens engagés et actifs dans la sphère politique

Article mis en ligne le 11 septembre 2008 à 17:05
Soyez le premier à commenter cet article
Première étude québécoise sur les blogueurs politiques
Des citoyens engagés et actifs dans la sphère politique
Alors que s’amorce une nouvelle campagne électorale au pays, une équipe dirigée par le professeur Thierry Giasson, du Département d’information et de communication de l’Université Laval, dévoile les résultats de la toute première étude qui trace le portrait des participants de la blogosphère politique citoyenne québécoise. Les blogues politiques québécois ont fait leur entrée officielle dans la campagne provinciale de 2007 et pourraient devenir, comme l’a révélé l’expérience aux États-Unis, des outils de communication et d’information politique aussi importants que la télévision ou les quotidiens.
À l’époque où l’on parle de plus en plus du Web 2.0 et de la participation citoyenne à la sphère publique grâce à Internet, les chercheurs du Groupe de recherche en communication politique avancent que les blogues politiques sont maintenant en compétition directe avec les médias traditionnels comme source d’information fiable et les dépassent largement quand il s’agit d’envisager une véritable conversation politique, simple, accessible et ouverte. Les blogues permettent en effet aux citoyens, autrefois astreints à une consommation passive d’information, de publier des commentaires ou fragments d’information et aussi de citer, par hyperlien, d’autres informations qui viennent appuyer leurs dires.

L’étude a été réalisée par sondage électronique entre le 15 avril et le 1er mai derniers. Les chercheurs ont recueilli l’opinion de 56 blogueurs citoyens, selon une méthode d’échantillonnage novatrice qui s’apparente au mode de diffusion virale bien connu sur le Web. Les chercheurs ont initialement rejoint 16 blogueurs citoyens indépendants reconnus comme des leaders de la blogosphère politique et dont les sites sont les plus souvent visités selon des indices de fréquentation disponibles en ligne.

Les autres répondants ont été rejoints selon la méthode «boule de neige», grâce à la publication d’avis à même les sites des blogueurs leaders ayant accepté de participer à la consultation. Les chercheurs évaluent le nombre de blogueurs politiques québécois à moins de 200. Conséquemment, l’échantillon obtenu dans le cadre de l’étude peut être considéré comme représentatif.
Blogueurs québécois actifs
Parmi les résultats de l’étude, le chercheur souligne que les blogueurs politiques québécois sont très actifs et prennent au sérieux cette activité. Ils publient de nouvelles contributions au moins une fois toutes les semaines (63 % des répondants au sondage) et y consacrent en moyenne plus de 23 h/semaine.
Contrairement à ce que révèlent des études américaines, les blogueurs politiques citoyens québécois sont plus enclins à révéler leur véritable identité (57 %), ce qui permet de conclure, selon le professeur Giasson, que «les blogueurs politiques québécois semblent assumer plus ouvertement leur propos, leurs opinions politiques dans la blogosphère que leurs collègues américains».

Les chercheurs ont aussi voulu savoir si les blogueurs défendaient une idéologie politique particulière. Lors de la dernière campagne électorale provinciale, les médias traditionnels qui se sont penchés sur le phénomène ont laissé entendre que les blogueurs politiques actifs étaient surtout de tendance conservatrice et associés à l’ADQ. Or, la recherche indique plutôt que ceux-ci se situent à gauche du spectre politique et que les 2/3 sont favorables à la souveraineté du Québec.

Malgré cela, les motivations des rédacteurs de blogues politiques au Québec se situent davantage du côté de la prise de parole et de la volonté d’informer, de la diffusion d’opinion et de la participation au débat plutôt que de la volonté de convaincre les autres du bien-fondé de ses convictions. «Ces données révèlent une communauté politique engagée, prête au débat et à l’échange d’information. Toutefois, les résultats montrent aussi que cette communauté est faite d’individus qui cherchent à devenir des citoyens mieux outillés, plus éloquents, plus instruits, plus réfléchis. Cette dernière conclusion, plus inattendue, semble de bon augure pour la pérennité de la blogosphère citoyenne et de la vie démocratique au Québec», selon Thierry Giasson.
Vers une analyse pancanadienne
Les prochaines étapes de la recherche permettront de réaliser le volet canadien de l’analyse et d’obtenir le point de vue des journalistes québécois affectés au Web politique afin de connaître les motivations de leurs organisations de presse pour la blogosphère politique et leur évaluation des répercussions sur leur façon de couvrir la politique.
Le tout devrait mener à une meilleure définition de l’apport de la blogosphère citoyenne et de ses participants aux processus de délibération politique et de sélection de l’information au sein des médias traditionnels ainsi qu’à son impact sur la redéfinition des rapports hiérarchiques de diffusion de la communication politique au Québec et au Canada. En plus du professeur Giasson, l’étude a été menée par Cynthia Darisse, de l’Université Laval et Vincent Raynauld, de l’Université Carleton.

* (Source : Département d’information et de communication, Université Laval)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Assisterez-vous à la version 2009 du Moulin à images?»
  • Oui
  • Non