Les terrasses de Québec ont fourmillé tout l’été, à un point tel que les commerces ont eu peine à suffire à la demande. (Photo Luc Fournier, Québec Hebdo)
Pénurie de main d’œuvre à Québec: des solutions existent
La pénurie de main d’œuvre que connaît la région de Québec, particulièrement dans les emplois à faible rémunération, fait mal à plusieurs commerces et exaspère bon nombre d’employés qui n’ont d’autre choix que de se diviser entre eux des charges de travail importantes. Les raisons de cette pénurie sont diverses et les solutions le sont toutes autant.
Afin d’obtenir des pistes sur les raisons qui expliqueraient cette situation, QUÉBEC HEBDO s’est entretenu avec le professeur spécialiste en économie du travail de l’Université Laval et auteur du livre L’économie du Québec, mythes et réalités, paru en 2007, Gérard Bélanger.
Ce dernier croit que le phénomène s’explique entre autres par le faible taux d’immigrants à Québec. «On n’a qu’à regarder le cas de l’Île d’Orléans. Des Mexicains sont venus travailler dans les champs et depuis, il n’y a plus de problème de pénurie de main d’oeuvre.» Le professeur constate que contrairement à Montréal et aux États-Unis, peu d’emplois de service, comme dans l’hôtellerie, sont occupés ici par des immigrants.
À Québec, on peine à attirer les gens venus d’ailleurs, qui s’établissent plus souvent qu’autrement dans des villes anglophones ou qui comptent déjà un bassin d’immigrants important.
M. Bélanger croit d’autre part que certains ajustements devront être faits afin que le problème se résorbe. Évidemment, le fait d’augmenter le salaire est la solution facile pour attirer de la main d’œuvre. Toutefois, ce n’est pas tous les commerces qui peuvent se le permettre.
L’augmentation du salaire minimum est aussi un incitatif qui joue en faveur des salariés sans pourboire. C’est surtout ceux-là qui manquent à l’appel.
Il est vrai que cette année n’est pas une année ordinaire pour Québec et le problème devrait s’estomper de lui-même avec la fin des festivités du 400e.
Le professeur d’économie amène aussi une piste de réflexion intéressante sur la «standardisation» des services, à la manière des chaînes de montage. Dans l’éventualité où cette méthode de travail prévalait sur les façons de faire actuelles, centrées sur le service à la clientèle, le service serait certes moins personnalisé, mais plus efficace d’un point de vue du rendement.
Par exemple, les restaurants avec service au comptoir sont une alternative au service aux tables qui permet aux commerçants de pouvoir fonctionner avec un nombre d’employés minimal, économisant du même coup beaucoup d’argent en salaire. Ce type de restaurant est d’ailleurs de plus en plus populaire dans la région.
Un de ceux-ci, le Star Café de Sainte-Foy, n’a pas trop de peine à trouver des caissières. Étant situé près des cégeps et de l’université, le café ne manque pratiquement jamais de personnel, mise à part les cuisiniers, très en demande partout dans la région. Le gérant Hugues Brouillette n’a parfois même d’autres choix que de prendre la relève dans la cuisine, en plus d’assurer la gestion de l’endroit, devenu au fil du temps le point de rendez-vous privilégié des étudiants du coin.
MM. Bélanger et Brouillette croient tous les deux qu’à ce rythme, il sera inévitable que les salaires augmentent, que les employeurs offrent plus. De cette façon, ces domaines moins rémunérés, et qui demandent souvent des efforts physiques importants, continueront d’être attrayants pour les personnes à la recherche d’un emploi, qui bénéficient maintenant de l’embarras du choix.
abdelali taghki
Commentaire mis en ligne le 11 septembre 2008j ai lu avec enthousiasme l article et j ai trouver tres interessante mes remarques .si le quebec manque de main d oeuvre c est parceque y a quelque chose qui ne va pas dans sa politique d immigration .voila le cas de ma famille nous sommes marocains une tite famille de 4 perssones papa maman actifs .nous vivons depuis longtemps en cote d ivoire et nous contribuons a sa marche vers le progres un jour de l an 2005 nous avons decider ma femme et moi d aller vivre ailleurs et notre choix et le quebec vu notre metrise de la langue de moliere et depuis 2005 a nos jours rien de conqret nous avons notre certificat de selection du quebec le dossier est au niveau federal depuis le 28 02 2008 et comme l attente etait longue je me suis permi d aller voir l evolution de notre dossier. et l agent du service immigration de l ambassade du canada a abidjan m a repondu avec un sourire que notre dossier et bon le c s q et la la visite medicale rien a signaler sauf que pour l ete ils on traiter seulement les demandes des vacanciers et des etudiants . ma remarque est la suivante les immigrants ne sont pas une priorite pour legouvernement du canada.il faut que ce dernier change de politique envers l immigration ou bien que on cesse de dire que il y a un manque de mains d oeuvre au quebec . merci de m avoir donner la chance de m exprimer