Classement des provinces en matière d'efficacité énergétique
Ottawa n'est pas toujours un modèle, l'Ontario et la Colombie-Britannique réalisent les plus grands progrès, alors que le Québec se maintient parmi les premiers de classe. Voilà ce qu'on apprend de l'Alliance de l'efficacité énergétique du Canada (AEÉC), qui a publié récemment son classement de progression sur l'efficacité énergétique nationale et son analyse des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
«Nous sommes heureux que toutes les autorités aient obtenu une note de passage et sommes persuadés que le gouvernement fédéral se dirige dans la bonne direction, affirme Ken Elsey, président de l'Alliance de l'efficacité énergétique du Canada. Comme la plupart des Canadiens espèrent une approche plus dynamique en ce qui concerne les technologies et solutions d'efficacité énergétique, je demeure confiant qu'Ottawa reconnaîtra l'importance et la nécessité de miser davantage sur l'efficacité énergétique d'ici le prochain bulletin.»
Le classement de la progression de l'efficacité énergétique nationale est remis à tous les deux ans à 14 autorités canadiennes. L'évaluation qu'il contient se fait selon neuf paramètres, notamment : la façon dont l'autorité appuie des activités comme l'efficacité énergétique et le rayonnement dans le grand public, l'existence de partenariats public/privé visant à appuyer l'efficacité énergétique, ainsi que l'existence et la réaction aux questions d'efficacité énergétique dans les principales législations, comme les codes du bâtiment et les lois sur l'efficacité énergétique. Le rapport tente également de déterminer si le gouvernement donne l'exemple et comment il réglemente le marché de l'énergie.
Parmi les faits saillants de cette année, mentionnons que la Colombie-Britannique est passée de la note B+ en 2005 à A+ en 2007, que l'Ontario est passée de B+ à A et que les Territoires du Nord-Ouest sont passés de C à B+.
Le Québec arrive pour sa part au troisième rang, derrière la CB (A+) et le Manitoba (A+), avec un A. Les commentaires sur sa performance sont à l'effet que «le Québec reconnaît l'atteinte d'une meilleure efficacité énergétique comme tributaire des comportements et décisions de chaque consommateur. Les moyens de transport représentent un autre secteur capital, alors que des objectifs ambitieux ont été fixés et devraient être atteints en 2010.
Évolution des paramètres
«L'évaluation ayant servi de base au bulletin respecte des paramètres en évolution constante, au rythme des conditions du marché de l'énergie au Canada», précise M. Elsey.
«En raison de l'instabilité des prix de l'énergie et des difficultés inhérentes à l'offre, ajoute-t-il, de nombreux projets d'efficacité énergétique ont forcé l'adoption de nouvelles politiques et de nouvelles réglementations dans les provinces et les territoires. Nous espérons que les gouvernements reconnaîtront très bientôt les avantages d'une intervention plus proactive et moins réactive aux questions énergétiques.»
À propos de l'AEÉC
Organisme sans but lucratif, l'Alliance de l'efficacité énergétique du Canada (AEÉC), a été créée en 1995 pour pallier au manque d'effort concerté des nombreux intervenants et promouvoir l'efficacité énergétique au pays, en vue éventuellement d'accroître la compétitivité et améliorer la protection de l'environnement. Elle crée une forme de partenariat avec les fabricants, les services publics, les gouvernements, les constructeurs, les travailleurs, les groupes de consommateurs et les organismes environnementaux, afin de faciliter l'adoption de mesures d'efficacité énergétique. L'AEÉC finance ses activités par le biais de redevances et de contributions versées par ses membres.