Le maire Régis Labeaume estime que cette histoire d'altercation avec un policier au match du Rouge et Or est une tempête dans un verre d'eau. (Photo François Simard Québec Hebdo)
«C'est complètement fou cette histoire-là»
Régis Labeaume commente les allégations de la Fraternité des policiers
Le maire Régis Labeaume se dit dépassé par l'ampleur donnée à la prise de bec qu'il aurait eu avec un policier lors du match d'ouverture du Rouge et Or dimanche. «C'est complètement fou cette histoire-là, lance-t-il. Il n'y a même pas eu d'accrochage.»
Le maire assure que tout ce qu'il a répliqué à l'agent qui n'a pas répondu à ses salutations c'est que même s'il était en négociation, il devrait tout de même saluer les gens. «Je ne l'ai pas fait avec le sourire et c'est peut-être là le problème», affirme-t-il.
Pour le reste, Régis Labeaume estime qu'il n'a rien à se reprocher et il met évidemment sur le dos des négociations cette sortie de la Fraternité des policiers. «J'ai déjà dit que Jean Beaudoin est un excellent politicien et il le démontre encore, soutient-il. Le syndicat s'est donné une autre belle occasion de faire parler de lui.»
Ce dernier a poliment lancé une petite fléchette aux médias, affirmant que dans le contexte des négociations, il ne pouvait pas mentir sans être talonné par les journalistes alors que les syndicats peuvent dire ce qu'ils veulent sans trop être questionnés. «Comment on se défend contre un mensonge ?», se demande-t-il.
Le maire de Québec n'est pas inquiet des résultats d'une éventuelle enquête si jamais le chef du Service de police de Québec, Serge Bélisle, donne suite à la plainte que lui a fait parvenir la Fraternité des policiers. Dans le pire des scénarios, s'il était démontré qu'il a insulté un agent de la paix, comme le prétend le syndicat, il pourrait recevoir un constat d'infraction assorti d'une amende de 100$.
«Si les gens pensaient élire un robot, ils se sont trompés, conclut-il. Oui je laisse aller mes émotions, mais je ne suis quand même pas fou.»