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Une «chose de beauté»… Pierre-Paul Bertin à Beauport

Article mis en ligne le 7 septembre 2008 à 10:16
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Une «chose de beauté»… Pierre-Paul Bertin à Beauport
«A thing of beauty is a joy forever» (John Keats). Cette phrase du poète traduit le sentiment qui nous habite à la fin de cet été 2008 à Québec, où les rencontres avec les «choses de beauté» ont été multiples.

Une autre rencontre de ce type vous attend à la salle Jean-Paul Lemieux de la Bibliothèque Étienne-Parent, à Beauport, du 14 septembre au 12 octobre 2008.

L’exposition-hommage, organisée par la Société d’art et d’histoire de Beauport, présente une cinquantaine d’œuvres unifiées sous le titre «Le Fleuve et son espace». Son attachement pour le fleuve, Bertin l’a exprimé à son arrivée à Québec, en 1966, en utilisant une expression de l’argot français : «Ce putain de fleuve!». Par la suite, il utilisera toutes les palettes de son art pour traduire cette intuition en «choses de beauté». C’est là que l’on voit quelle distance il peut y avoir entre une bonne idée et son expression… Y trouveront «la joie» autant les amateurs de figuratif que ceux qui goûtent la peinture abstraite, car Pierre-Paul Bertin sait faire la synthèse d’une forme à l’autre.

Ce regard amoureux sur le Fleuve et son espace, il l’a traduit, en lignes et couleurs, dans sa réalité de nature, retravaillé par les saisons, dominé par les vents, ou aménagé par ce que les hommes ont fait de ses rives, dans la pureté quasi-abstraite de ce qu’en saisissent les oies quand elles le survolent, ou comme havre de repos pour les bateaux de pêcheurs et les voiliers.

Vous aurez l’occasion d’y voir de grandes peintures représentant deux joyaux identitaires : Québec et l’Île d’Orléans. Ces tableaux, si à-propos dans le contexte du 400e, nous montrent Québec dans son contraste premier, nature/culture, et qui rejoint ce qu’en elle nous aimons toujours; et, aussi, ce qu’en l’Île nous aimons toujours : douceur et bonheur de vivre. Un autre ensemble de tableaux présente le Fleuve comme espace de navigation, pour les pêcheurs et les plaisanciers, ceux pour qui le Fleuve vit et qu’il fait vivre. Vous pourrez aussi apprécier de nombreux tableaux où l’artiste s’attache au Fleuve dans sa réalité de nature: variations des saisons, topographies changeantes de ses rives, unité cosmique du Fleuve et de la terre balayée par le vent, mariage séculaire du Fleuve et des oies qui en suivent le tracé dans leurs translations régulières.

Dans un article de la revue Parcours, livraison de l’automne 2008, son directeur, Robert Bernier, présente l’exposition-hommage à Pierre-Paul Bertin, et conclut par un péremptoire : «Ne manquez pas cette exposition, vous serez subjugués!» Il a donné à son article le titre «Parcours d’un grand».

Voir cette exposition laissera en vous cette impression de «joie éternelle», dont parle Keats.
Lionel Robert, Beauport, Québec

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WERNER Frédéric

Commentaire mis en ligne le 12 septembre 2008
Quel bel article et surtout quel grand hommage à un immense talent né en France mais dont le véritable pays était le Québec.Lorsque vous parlez du fleuve n'oublions pas les différents paysages de Gaspesie dont le port de Gaspe qu'il a repensé artistiquement à merveille
Sinon sa période Française avec des dessins sur faïence et des toiles du sud de la France (ST Affrique) sont de grandes œuvres.Nous avons eu la chance de le rencontrer avec son épouse Paule à Québec et cela reste un souvenir magnifique
Nous avons eu la chance d'une visite de cette partie du fleuve avec une vision d'artiste
Je suis moi même musicien et comprends cette sensibilité et cet amour pour les choses qui nous interpellent.
Frédéric WERNER

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